SANTÉ

«Devenir diabétique dans l’enfance m’a aidé à accepter la maladie»

«Devenir diabétique dans l’enfance m’a aidé à accepter la maladie»

Michel vit en équilibre, comme le ballon bleu de la campagne. -

Il y a des photos de ballons bleus sur les réseaux sociaux. C’est une campagne de sensibilisation au diabète de type 1. Michel témoigne.

Michel Rosseels avait onze ans quand on lui a diagnostiqué en diabète de type 1. «J’étais en vacances en Espagne, se souvient-il. En trois semaines, j’ai maigri de 10 kg. Je buvais énormément, et j’urinais énormément. Malheureusement, à l’époque, on buvait des boissons sucrées! »

Avec le recul, Michel se rend compte qu’il a mieux accepté sa maladie que les personnes chez qui elle survient en pleine crise d’adolescence. «En fait, j’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’aidaient sans me surcouver. J’allais à l’école à Bruxelles en prenant le train à Leuven. Le diabète ne m’a pas empêché de réaliser mes études secondaires, universitaires, ni de gérer une firme de 40 personnes avec des antennes à l’étranger.»

Les vacances qui ont suivi le diagnostic, Michel est d’ailleurs parti en vacances avec l’association, avec d’autres enfants diabétiques «Ça m’a permis de réaliser qu’il y avait d’autres personnes qui vivaient la même chose que moi

Le sport, un allié

Le diabète de type 1 n’a pas empêché Michel de pratique du sport. «Au contraire, c’est conseillé, car le sport permet d’enlever le sucre du sang, comme l’insuline!, dit-il. À 11 ans, j’ai commencé l’escrime. Je pratique une demi-heure de natation tous les soirs, je joue au golf, et je viens de commencer le vélo, en compagnie d’autres personnes de l’association du diabète.

Par contre, Michel ne doit jamais perdre de vue son diabète. « J’ai quatre injections d’insuline par jour: avant le petit-déjeuner, avant le dîner, avant le souper, et avant d’aller dormir. Si je prévois une balade de 30 à 40 km à vélo, je m’injecte un peu moins d’insuline, pour ne pas tomber en hypoglycémie. Mais si c’est a drache, comme ces derniers jours, la balade est annulée et mon niveau de sucre est trop haut. »

De même, quand Michel va se promener, il a toujours des Fruitella ou du Fanta, au cas où il serait en hypoglycémie. «Les signes, ce sont des tremblements, la vue qui se trouble… Quand je fais du sport, je remarque que je n’ai plus du tout de force. Je n’ai jamais été en hyperglycémie, mais on me dit qu’on ressent une grande fatigue

En équilibre

Il peut surveiller en temps réel son taux de glycémie grâce à un appareil Abbot ou son gsm, mesuré grâce à des patchs. «Quand j’étais enfant, on mesurait la glycémie dans les urines, puis ça a été les gouttelettes de sang, prélevées au bout des doigts.» Le patch sur son bras est une amélioration

Le diabète ne l’a pas empêché de voyager. «Je garde toujours mon insuline dans mon bagage à main, pour ne pas risquer qu’il se perde dans la soute à bagages. Dès que j’arrive à l’hôtel, je vais jusqu’aux cuisines pour qu’elle soit conservée au frigo. Il faut être attentif, car une fois, ils ont failli la mettre au congélateur, et là, elle n’aurait plus été efficace!»

L’équilibre se recherche aussi au niveau de l’alimentation. «On voit vite la différence de glucide entre le pain gris et le pain blanc, entre un verre de vin ou un Campari orange… le jus d’orange équivaut déjà à quatre morceaux de sucre!» Quand il est invité chez des amis, il mange comme les autres «mais j’évite la sauce au miel par exemple… Et mes amis pensent à moi pour le dessert, ils prévoient un morceau de fromage ou un fruit

#T1DBalloonchallenge

«Devenir diabétique dans l’enfance m’a aidé à accepter la maladie»
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La campagne #T1DBalloonchallenge a été lancée sur les réseaux sociaux en mai et se poursuivra jusqu’à la fin juin: elle consiste à poster des photos avec un ballon bleu, qui symbolise le soin, la confiance, le soutien et la détermination nécessaires pour gérer le diabète de type 1 au quotidien. Chaque participant est invité à convier 3 amis, membres de la famille ou connaissances à relever également le défi.

Il y a 500 000 diabétiques en Belgique, dont 10% présentent un diabète de type 1. L’association du diabète aide tous les types de patients: https ://www.diabete.be/

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