BELGIQUE

Chasse à l’homme en Flandre: une voiture et des armes lourdes retrouvées, Van Ranst sous protection

Chasse à l’homme en Flandre: une voiture et des armes lourdes retrouvées, Van Ranst sous protection

Le virologue Marc Van Ranst est une possible cible. BELGA / NICOLAS MAETERLINCK

Une chasse à l’homme a été lancée dans la province du Limbourg: un militaire lourdement armé est recherché. Le virologue Marc Van Ranst pourrait être la cible. Il a été mis en sécurité ainsi que sa famille.

 

Ce qu’on sait

- Une chasse à l’homme a été lancée ce mardi par de nombreux policiers dans le Limbourg.

- L’homme recherché est un militaire de 46 ans, proche des mouvements d’extrême-droite.

- Il est lourdement armé.

- Ce militaire a proféré des menaces à propos de plusieurs personnalités et est suspecté de vouloir passer à l’acte.

- Le virologue Marc Van Ranst est une possible cible. Il a été mis en sécurité.

- Les services d’ordre ont été occupés jusque 4h30 du matin mercredi à tenter de dégager du domaine de Heuvelsven à Dilsen-Stokkem la voiture du suspect. Des armes lourdes ont été découvertes.

- Ce mercredi vers 13h, un hélicoptère de la police survolait à nouveau les bois de Dilser.

 

Une chasse à l’homme a été lancée ce mardi en Flandre par une trentaine d’agents appuyés par un hélicoptère. Ils recherchent un quadragénaire, sympathisant d’extrême-droite et pouvant avoir des armes à feu sur lui.

Selon le parquet, certains éléments indiquent une «menace sérieuse d’action violente». La cible pourrait être le virologue Marc Van Ranst. Par précaution, sa famille et lui ont d’ailleurs été mis en sécurité.

Les services d’ordre ont été occupés jusque 4h30 du matin, ce mercredi, à tenter de dégager du domaine de Heuvelsven à Dilsen-Stokkem (province du Limbourg) la voiture du suspect.

Un certain nombre d’armes lourdes ont été retrouvées dans le véhicule.

Le véhicule de cet ancien militaire de 46 ans a été retrouvé mardi soir dans ce domaine. Des agents de police des unités spéciales ainsi que les services d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs (SEDEE) ont fouillé la voiture et établi une zone de sécurité aux alentours.

Vers 3h00 du matin mercredi, une dépanneuse est arrivée pour emmener le véhicule hors des bosquets. Deux heures plus tard, le personnel des laboratoires et des services déminage encore présent a quitté les lieux, suivi par la dépanneuse et la voiture incriminée.

Une fois le véhicule emmené, la zone de sécurité a été levée.

L’hélicoptère survole à nouveau le bois

Un hélicoptère de la police fédérale a survolé à nouveau mercredi après-midi les bois de Dilser, situés à Dilsen-Stokkem (Limbourg), dans le cadre de l’opération de recherche

Mis à part l’hélicoptère, il n’y a actuellement aucune activité policière sur le terrain dans la région entre Dilsen et Opeoteren (Maaseik).

La police néerlandaise a aussi signalé avoir été avertie de la recherche de ce militaire. Elle a cependant précisé ne pas être impliquée dans les opérations et qu’aucune information n’indiquerait pour l’instant que l’homme pourrait franchir la frontière.

Sur la liste des terroristes de l’OCAM

L’individu a récemment proféré des menaces à l’encontre de certaines cibles. Raison pour laquelle le signalement de l’individu armé a été pris au sérieux et la police est entrée en action, a indiqué Eric Cenens, le commissaire et porte-parole de la zone de police Kempenland. L’opération de recherche a depuis été reprise par le parquet fédéral.

De son côté, la RTBF évoque un arsenal important: selon plusieurs sources, l’individu d’une quarantaine d’années, militaire de profession, pourrait avoir en sa possession d’un lance-roquettes, d’un pistolet-mitrailleur et un pistolet semi-automatique. Il serait un fan de boxe et de bodybuilding.

 

L’homme est sur la liste des terroristes de l’organisme d’analyse des menaces (OCAM), en raison de ses sympathies d’extrême droite. C’est ce que le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open VLD) a déclaré ce soir à VTM Nieuws et qui a également été confirmé à VRT NWS.

 

«Il y a des indications qu’il est violent et, au cours des dernières 24 heures, des preuves sont apparues que l’homme représente une menace aiguë», a ajouté le ministre, qui n’a pas pu donner plus de détails.

 

 

 

 

 

 

Selon le journaliste de VTM Nieuws Faroek Özgünes, le militaire aurait laissé une lettre d’adieu dans laquelle il se retourne contre l’État et contre les virologues. «La lettre est prise très au sérieux». L’homme y aurait écrit qu’il ne laisserait pas le combat en vie et qu’il continuerait à s’opposer aux politiciens et aux virologues.

 

 

 

Une trentaine de militaires belges suivis par le service de renseignement

Une trentaine de militaires soupçonnés de sympathie avec l’extrême droite sont suivis de près par le service de renseignement de l’armée, a récemment indiqué le chef de ce service, le général-major Philippe Boucké, alors qu’un militaire de 46 ans - un certain Jurgen C. selon la presse - était toujours recherché mercredi matin après avoir proféré des menaces à l’encontre du virologue Marc Van Ranst.

«On creuse et on trouve. Le screening fonctionne bien. La menace reste infime au sein de la Défense», expliquait le «patron» du Service général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS) dans une interview publiée le 27 mars dernier par le journal ‘Le Soir’.

Interrogée dans la foulée à la Chambre, la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), avait toutefois relativisé ce chiffre le 20 avril.

«Il faut interpréter prudemment le chiffre de trente militaires en lien avec l’extrémisme de droite car il inclut les personnes pour lesquelles l’enquête pourrait conclure à l’absence de formes d’extrémisme», avait-elle répondu aux députés Guillaume Defossé (Ecol) et Kris Verduyckt (Vooruit).

Contraires aux valeurs de l’armée, le racisme et la xénophobie sont une infraction pénale et ne sont pas admis pour un militaire. Les sanctions dépendent de multiples facteurs. L’autorité peut sanctionner le militaire par une mesure statutaire pouvant aller jusqu’au licenciement, avait ajouté la ministre.

Elle avait précisé qu’outre la vérification de sécurité prescrite par la loi, les nouvelles recrues sont également soumises à un examen de conformité aux normes et valeurs de l’armée. L’enquête du département d’état-major renseignement et sécurité (le SGRS), un extrait du casier judiciaire, un CV standardisé, les tests de personnalité et l’entretien de sélection peuvent révéler des éléments indésirables. Dans ce cas, le candidat est exclu de la procédure de sélection, avait souligné Mme Dedonder.

Un de ses prédécesseurs à la Défense, André Flahaut (PS), a toutefois déploré que le screening ne se produise ‘qu’à l’entrée» et plus par la suite. Il n’y a pas de screening pour le personnel civil de la Défense, a-t-il déploré auprès de l’agence Belga.

 

 

 

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