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TRANSPORT AÉRIEN

Vacances en avion: Voler sans se brûler les ailes

Vacances en avion: Voler sans se brûler les ailes

Les vacances approchent : le secteur aéronautique est prêt à décoller vers le soleil. Photo News

L’aéroport de Bruxelles, TUI et Brussels airlines sont prêts à redécoller pour une saison estivale prometteuse. Mais sans prendre de risque. L’objectif est d’accueillir jusqu’à 40 000 passagers par jour à Zaventem en juillet et août.

Sur le tarmac de l’aéroport de Bruxelles, les avions sont prêts à (re)décoller massivement. À l’horizon se profile une des 175 destinations qui permettront d’offrir le soleil à des vacanciers qui ont besoin de s’évader.

«La situation est différente de l’année dernière», insiste Arnaud Feist, le CEO de Brussels Airport. L’année dernière, au terme du premier confinement, une reprise des vols avait pu être organisée mais de manière temporaire. Aujourd’hui, le patron de l’aéroport a confiance dans la sortie de crise et estime que la vaccination nous permettra « un retour presque à la normale.»

Son collègue de TUI, Gunter Hofman, espère que la reprise ne sera plus «un faux-départ». Faisant ainsi allusion aux espoirs placés dans la reprise en juin 2020.

Avec toutes les mesures mises en place par l’aéroport et les compagnies aériennes, Arnaud Feist présente l’avion «comme un des moyens de transport le plus sûr.»

L’aéroport se dit donc paré à accueillir les voyageurs cet été. Au niveau des mesures, la ventilation du site a été améliorée, le nettoyage a été renforcé. Si le retour des touristes est annoncé, il faudra pouvoir les accueillir en respectant les règles de distanciation sociale. C’est ainsi que la gestion du flux a été réfléchie en créant des zones tampon devant le hall des départs. Objectif: alléger la pression au check in.

40 000 voyageurs par jour

Si on attend le retour des vacanciers, « ça prendra encore un peu de temps avant de retrouver une fréquentation similaire à celle précédant la crise.» L’aéroport table jusqu’à 40 000 passagers par jour en juillet et août. «C’est plus que maintenant mais c’est la moitié d’avant,» constate Arnaud Feist.

Vacances en avion: Voler sans se brûler les ailes
Le certificat vert, la licence pour voyager librement? Les opérateurs y sont favorables. ronstik - stock.adobe.com
Partenaire majeur de l’aéroport, la compagnie Brussels airlines estime que la flexibilité de leurs vols doit permettre de rendre la confiance aux voyageurs. Un vol peut ainsi être «rebooké» plusieurs fois et gratuitement jusqu’au 31 juillet. Peter Gerber, le CEO de la compagnie, appelle à «une harmonisation des règles en fonction des vols et des pays

Pour une reprise plus large et plus sécurisée des transports aériens, les professionnels sont unanimement en faveur du certificat vert européen. «C’est une étape dans la bonne direction.» Ce certificat numérique prouvera qu’une personne a été vaccinée, a reçu un résultat négatif à un test de dépistage, ou a guéri du Covid. À ce stade, le sujet est toujours en discussion au niveau européen.

Voyager en zone rouge?

Envoyer des touristes en zone rouge, le voyagiste TUI y pense sérieusement. Avec d’autres opérateurs, TUI a formulé une demande au gouvernement afin de pouvoir créer un «travel

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Le «travel corridor», un projet pour vous maintenir dans votre bulle du départ à la fin et permettre de voyager en zone rouge. BELGA
corridor». L’objectif est de proposer des destinations de rêve aux vacanciers, tout en garantissant une sécurité dans leur séjour. Il s’agit de « vacances ‘soleil et plage’ dans un environnement sûr du départ au retour en Belgique, » explique Gunther Hofman, managing director de TUI. Concrètement, les passagers ne sortiront pas de leur bulle du début à la fin du voyage. Ils séjourneront «dans l’environnement spacieux de leur hôtel.» Le restaurant proposera aussi des heures d’ouverture plus larges pour le restaurant, les chambres seront désinfectées plusieurs fois par jour, les excursions seront strictement encadrées et organisées en petits groupes. La formule peut paraître dingue pour des globe-trotters mais c’est déjà ainsi que fonctionnent bon nombre de vacanciers…

95% des passagers testés

Aujourd’hui, 95% des voyageurs en partance de Brussels Airport ont reçu un test PCR négatif. Quid des 5 autres pourcents? En fait, tout dépend de la destination finale. Si vous allez, par exemple, en Albanie, il n’y a pas d’exigence d’avoir un test.

Dans certains pays, comme la Finlande, le test peut être effectué à l’arrivée. «Il y a aussi des pays, comme la Croatie, qui reconnaissent la vaccination comme une preuve suffisante,» explique Arnaud Feist, le CEO de l’aéroport.

À Zaventem, la capacité de testing est de 3 000 personnes par jour. La capacité devrait être augmentée mais ne pourra jamais absorber plusieurs dizaines de milliers de passagers par jour. Raison pour laquelle il est recommandé d’effectuer le test avant d’arriver à l’aéroport (et dans les 72 heures précédant le départ).


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