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HERVE

Il va rouler 8000km à travers l'Europe sur son vélo équipé de panneaux solaires

Il va rouler 8000km à travers l'Europe sur son vélo équipé de panneaux solaires

Didier Vandenhove devant sa machine, qu’il a assemblée lui-même. -

Didier Vandenhove s’apprête à réaliser plus de 8 000 km à travers l’Europe, sur un vélo alimenté par des panneaux solaires. Un vélo qu’il a créé lui-même.

En 38 ans, Didier Vandenhove a «parcouru tout au plus 400 m, j’ai toujours vécu à Bolland… J’adore aller voir d’autres pays, mais Bolland est le plus beau village du monde», rigole-t-il. Et pourtant, il y a cinq ans il s’engage pour trois mois sur les chemins de Compostelle, «et ça a ouvert quelque chose en moi».

Nouveau déclic en décembre 2018, un «ami du village me présente une vidéo», celle du Sun Trip, une épopée de Lyon à Canton (Chine) au guidon d’un vélo électrique. «Je suis spécialisé dans la réparation des vélos électriques, j’ai cette envie de voir des grands paysages, ce besoin de changement, d’un projet pour canaliser un esprit qui travaille beaucoup… J’ai senti que c’était pour moi.»

Son vélo, de A à Z, inspiré de créations danoises

Début 2020, il met tout en place, il se prépare en commençant par le vélo. «Je l’ai construit moi-même car je voulais un tricycle couché (je vais devoir rester dessus entre 6 et 10 h par jour), je voulais des suspensions à l’avant et à l’arrière (pour le confort et la durabilité du vélo), etc. Bref, je me suis inspiré un collectif de designers danois qui fabriquent ce type de vélos assemblés. Il y a eu beaucoup d’essais/erreurs. Je viens d’ailleurs encore de modifier une partie à l’arrière car le vélo est un peu lourd (près de 100 kg) et je souhaitais pouvoir passer des côtes de 10 à 15%.»

Mais des bâtons se glissent dans les roues du vélo électrique, les pièces ne sont pas livrées depuis la Chine, des questions se posent sur les voyages… Le projet tombe à l’eau. «Puis Enersol m’a relancé il y a trois mois. J’y suis allé, sur un coup de tête. Cette fois, le départ se fait depuis Bruxelles. On a plusieurs points à rallier. Le premier est à Riga, puis on doit aller jusqu’à Constanta (Roumanie). De là, on doit aller jusqu’au col du Stelvio en Italie… Ensuite, je dois aller jusqu’à Lyon et c’est fini pour moi. Les autres vont vers Pico De Veleta, puis Porto et retour sur Lyon. Si je suis au Stelvio fin juillet, que le rythme est là… Je continuerai la boucle. Sinon on se limitera à 8 000 km, ce qui est déjà pas mal», sourit-il.

Les essais sont positifs, le vélo tient la route et les panneaux, disposés sur le toit, sont efficaces. L’autonomie sera de minimum 50 km, davantage selon le profil de l’étape et «illimité s’il y a du soleil».

Une campagne de financement

Près de 40 valeureux participants quitteront Lyon début juin. Ils sont attendus le 11 à 10 h 30 chez Enersol à Battice, puis le week-end du 13 juin à l’Atomium avant le départ le 15 juin. Entre-temps, Didier Vandenhove boucle son budget via des partenaires (Enersol, la brasserie du Val-Dieu, sa propre société Diva. bike…) et un financement participatif «pour la nourriture, le logement, les frais divers, etc. Il me faudrait 4 000€. Si j’ai de trop, ça ira pour l’ASBL La Lumière», conclut-il, généreux dans le cœur et dans l’effort. Et il saura vous remercier avec un autocollant, une carte postale un livre de photos… ou carrément un repas!

www.kisskissbankbank.com/fr/projects/ma-participation-au-sun-trip-europe-2021


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