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BELGIQUE - SANTÉ

INFOGRAPHIES | Le coronavirus ralentit (très) fort… sauf dans une province wallonne

INFOGRAPHIES | Le coronavirus ralentit (très) fort… sauf dans une province wallonne

D’après les chiffres officiels publiés par Sciensano, la propagation du SARS-CoV-2 sur le sol belge ralentit de semaine en semaine. BELGA (Illustration)

Bien que le taux de reproduction national, qui représente le niveau de contagiosité du coronavirus à travers le pays, diminue sans cesse depuis deux mois, une province wallonne ne parvient plus à freiner la propagation du SARS-CoV-2.

Les chiffres sont clairs: le taux de reproduction (ou le «Rt») du coronavirus poursuit sa baisse entamée à la mi-mars.

D’après les chiffres officiels publiés par Sciensano, la propagation du SARS-CoV-2 sur le sol belge ralentit de semaine en semaine.

En effet, depuis deux mois, le «Rt» belge - qui se calcule sur base du nombre d’hospitalisations quotidiennes - plonge toujours plus sous le seuil symbolique de 1.

 

Le «Rt», c’est quoi?

Considéré comme un indicateur concret de la propagation du coronavirus à travers la société, le taux de reproduction représente globalement la contagiosité du SARS-CoV-2.

D’abord calculé à partir de trois facteurs (la durée de la contagiosité après infection, la probabilité d’une infection après un contact entre une personne infectée et une personne susceptible de l’être, et la fréquence des contacts humains), ce taux de reproduction, anciennement «R0», s’est transformé au fil des mois en «Rt», un indice plus régulier qui évolue aussi plus souvent en fonction des mesures sanitaires adoptées.

«Si ce taux de reproduction reste inférieur à 1, cela veut dire que chaque personne infectée va contaminer moins d’une personne, et que l’épidémie va progressivement disparaître, précisait Frédérique Jacobs, la porte-parole du centre de crise Covid-19 durant l’été. Mais si le R est supérieur à 1, chaque personne infectera plus d’une personne et l’épidémie se poursuivra […] Le but des autorités est naturellement de faire baisser au maximum ce «Rt» et de le maintenir en dessous de 1 afin de contrôler l’épidémie, et ensuite la stopper.»

Précision importante, le taux de reproduction «est calculé en fonction de paramètres qui tentent de reproduire le comportement humain», souligne Sciensano. «Ce taux (qui est obtenu sur base de modèles mathématiques complexes, NDLR) doit être apprécié aux côtés d’autres indicateurs», comme le nombre quotidien d’hospitalisations et de décès. Concrètement, ce n’est pas parce que le «Rt» diminue que le virus n’est plus contagieux ou qu’il ne circule plus.

Le facteur K, l’autre facteur

Parce que le SARS-CoV-2 est apparu il y a un an et demi seulement, les experts continuent d’en apprendre toujours plus sur le virus et son mode de propagation. C’est ainsi qu’en fin d’année dernière, plusieurs études confirmaient que 10% des personnes testées positives étaient responsables de 80% des contaminations.

Dès lors, si le «Rt» (le taux de reproduction) permet de calculer le nombre total d’individus qu’une personne infectée peut contaminer, il doit être mis en corrélation avec le facteur K, soit le coefficient de dispersion du virus.

D’après une prépublication de la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM), le facteur K du SARS-Cov-2 est de 0,1 contre 0,16 pour le précédent SARS-CoV (2003), 0,25 pour le MERS (0,25) et 1 pour la grippe.

 

Estimé à 1,133 entre le 15 et le 21 mars, le taux de reproduction national se situe désormais aux alentours de 0,884.

Selon les données publiées par l’Institut de santé publique, le taux de contagiosité du coronavirus n’avait plus été aussi faible depuis fin novembre. À l’époque, il avait été évalué à 0,813.

 

 

 

Outre le fait qu’ils estiment que le «Rt» national doit rester sous le seuil symbolique de 1 pour envisager une sortie de crise, les virologues expliquent la baisse de ce facteur par le respect des mesures sanitaires mais aussi par l’accélération de la campagne de vaccination.

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Une seule province stagne

Bien qu’il soit calculé sur base du nombre de nouveaux cas diagnostiqués par des tests en laboratoire - et non des hospitalisations -, le taux de reproduction du virus dans les différentes régions du pays affiche également une tendance générale à la baisse.

D’après les chiffres publiés par Sciensano, la propagation du SARS-CoV-2 ralentit dans toutes les provinces du pays.

 

 

 

De même que Bruxelles-Capitale affiche un taux de reproduction en nette baisse depuis quelques jours, neuf des dix provinces belges ont récemment observé une chute de leur «Rt». Exemple à Liège, où l’indice est passé de 1,060 à 0,760 en une semaine. Ou à Namur, dont le taux de reproduction du coronavirus (0,702) est le 2e plus faible du pays, derrière le Limbourg (0,698).

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Reste une exception: le Brabant wallon. En effet, même si son «Rt» a quelque peu baissé (de 0,941 à 0,937) durant les sept derniers jours, le BW reste la seule région du pays où l’indice stagne. Un problème désormais récurrent puisque ça fait désormais un mois que la jeune province ne parvient plus à faire chuter à nouveau son taux de reproduction.

 



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