MONS

Trois ans après, les associations réclament toujours justice pour Mawda

Trois ans après, les associations réclament toujours justice pour Mawda

En novembre dernier, trois personnes étaient jugées au tribunal correctionnel de Mons suite à la mort de Mawda sur une aire d’autoroute à Maisières. BELGA

Trois ans après sa mort, des associations réclamant une politique de migration plus humaine se souviennent de la jeune Kurde tuée au cours d’une opération policière.

Le 17 mai 2018, la petite Mawda, 2 ans et demi, était tuée sur l’autoroute à hauteur de Maisières par une balle tirée par un policier, au cours d’une opération d’interception de migrants tentant de rejoindre le Royaume-Uni. Cette affaire a donné lieu à une série de procès et de condamnations, mais qui font l’objet d’appels.

Trois ans après ce drame, le monde associatif qui s’était mobilisé pendant le procès en correctionnelle à Mons, a décidé de rendre hommage à Mawda par différentes initiatives courant jusqu’au 25 mai.

Ce lundi vers 17 h, ils se rassembleront rue de Nimy, où se trouvent le palais de justice et le parquet de Mons, pour commémorer ce triste anniversaire. Mercredi 19 mai, un débat virtuel en ligne sera organisé pour «tenter de comprendre les raisons qui poussent les pays européens à ériger autant de murailles à ses frontières rendant les «routes de l’exil» de plus en plus longues et dangereuses». La situation des personnes migrantes en Belgique et leur rapport au travail seront ensuite abordés.

Enfin, lundi 25 mai, un rassemblement aura lieu sur la place communale de La Louvière, suivi de l’interpellation du conseil communal.

En finir avec une politique d’asile meurtrière

Au cours de ces actions, le collectif d’associations veut souligner que la vraie responsabilité du drame incombe à ses yeux à la politique migratoire belge et européenne et aux pouvoirs politiques «qui ont armé le bras du policier et décidé des opérations policières de chasse aux migrants et en particulier les ministres N-VA du gouvernement Michel.» Des politiques qui se poursuivent et se développent aujourd’hui, mais «enveloppées dans de nouveaux mots.»

En se mobilisant, les associations entendent réclamer «justice pour Mawda et sa famille», ce qui implique «la condamnation du policier pour meurtre («violences volontaires ayant entrainé la mort») et l’inculpation des policiers ayant couvert ce meurtre.»

Elles demandent également la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur l’ensemble de la problématique des opérations de chasse aux migrants, l’arrêt de ces opérations et de la criminalisation des migrants et des mesures pour un hébergement digne de ces migrants en transit, avec une attention particulière pour les MENA (Mineurs non accompagnés).


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