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ARLON

Une agence de voyages d'Arlon propose des voyages en jet privé, pour rester dans sa bulle

Une agence de voyages d'Arlon propose des voyages en jet privé, pour rester dans sa bulle

L’affiche donne envie. Mais il faudra mettre le prix. ÉdA

Envie de partir en vacances en jet privé? De quoi rester dans sa bulle sanitaire. Ce n’est pas donné, mais il existerait un public.

Avec la photo d’un jet privé et une berline noire devant l’appareil, l’agence Saveurs Du Voyage à Arlon a su soigner l’accroche de sa nouvelle formule. Preuve que le secteur veut innover, se bat et s’adapte au contexte sanitaire, l’agence lance l’opération «Voyager en été en petit comité et dans votre bulle».

L’offre? Un service tout compris avec voyage en jet privé, un parking devant le terminal et la possibilité de disposer d’un chauffeur testé «save au Covid», le tout avec «un prix abordable pour les grandes familles et les petits groupes.» Nous avons donc pris nos renseignements!

Directement, le patron qui a fait de son credo des «voyages sur mesure» est transparent. «Voyager sur un voilier privé ou dans un jet privé, ce n’est pas pour Monsieur et Madame tout le monde. Pour un jet privé, il faut déjà compter de 10 000 à 15 000 euros. Mais si vous partez à huit sur un trimaran, cela revient à 1500 euros par personne», lance-t-il.

Un peu plus tard, l’agence concède qu’elle n’a pas encore vendu ce produit d’une société flamande. « On ne se rend pas compte mais cela peut intéresser un certain type de clientèle, de société», justifie-t-elle. Bémol quant au côté durable de partir avec son jet? «Oui, mais on vend aussi des voyages en train en Europe», nous précise-t-on.

«Pas au-delà de l’Europe»

À la place Hollenfeltz, pas de ticket «Ryanair». Le directeur privilégie les compagnies aériennes qui ont assoupli les conditions de remboursement. «Nous ne vendons pas n’importe quel billet d’avion. Il est parfois mieux d’acheter un billet un peu plus cher mais avec la possibilité de le changer ou de se faire rembourser. Cela permet de prendre le moins de risques possibles. Les voyages? Pour l’instant, nous conseillons de ne pas partir au-delà de l’Europe».

Le directeur observe que la demande commence à reprendre. «Mais dans tous les cas, ce ne sera pas avant juillet et août. Les gens n’osent pas se risquer avant. En Italie, par exemple, il existe encore une quarantaine de cinq jours. Pour le moment, nous avons aussi un travail administratif abominable pour des remboursements. Nous prenons beaucoup de temps pour informer des formalités sur place.»


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