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Conflit Israël/Hamas: le bilan dépasse les 100 morts à Gaza

 Conflit Israël/Hamas: le bilan dépasse les 100 morts à Gaza

L’armée israélienne a confirmé ces tirs mais affirmé que les roquettes étaient tombées en Méditerranée AFP

Le bilan des affrontements en cours entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et Israël a dépassé les 100 morts dans la bande de Gaza, ont indiqué tard jeudi les autorités locales.

Le ministère de la Santé dans cette enclave palestinienne a fait état de 103 morts, dont 27 enfants, et de 580 blessés depuis lundi. Côté israélien, les tirs de roquettes depuis Gaza ont fait sept morts et des dizaines de blessés.

Tard jeudi soir, l’armée israélienne a multiplié les frappes contre l’enclave. Et des centaines de personnes ont quitté leurs maisons précipitamment pour éviter des frappes dans le nord de la bande de Gaza, selon des témoins et des journalistes de l’AFP sur place.

Plus tôt en journée, l’armée israélienne a frappé l’appartement de Samer Abou Daka, chef de la division des drones du Hamas, et un centre de renseignement militaire du Hamas, où des «douzaines d’agents» étaient présents.

Le Hamas, qui contrôle Gaza, a lancé de son côté de nouvelles salves de roquettes vers le sud israélien où les sirènes ont retenti dans la nuit.

Tirs de trois roquettes du sud du Liban vers Israël

Trois roquettes ont été tirées du sud du Liban vers Israël jeudi, a indiqué une source militaire libanaise.

L’origine des tirs n’était pas connue dans l’immédiat, mais deux sources proches du Hezbollah ont indiqué que ce mouvement armé libanais n’était pas impliqué dans ces tirs. L’armée israélienne a confirmé ces tirs mais affirmé que les roquettes étaient tombées en Méditerranée.

Washington «profondément préoccupé par la violence dans les rues d’Israël»

Les Etats-Unis sont «profondément préoccupés par la violence dans les rues d’Israël», où des heurts entre juifs et arabes accompagnent le nouveau conflit entre le Hamas et l’Etat hébreu, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

Israéliens et Palestiniens «doivent pouvoir participer sans crainte de la violence aux célébrations» liées à la fin du ramadan pour les musulmans et à la fête de Chavouot, la Pentecôte juive, a-t-il ajouté devant la presse.

Le secrétaire d’Etat a une nouvelle fois appelé à «cesser les attaques de roquettes» du mouvement islamiste palestinien Hamas contre le territoire israélien et a défendu «le droit d’Israël à se défendre», comme les Etats-Unis l’ont fait à plusieurs reprises depuis le début de ce nouvel embrasement.

«Nous parlons aussi avec nos partenaires régionaux avec insistance pour faire en sorte que le calme l’emporte», a-t-il ajouté, alors que Washington a multiplié les contacts avec des pays arabes comme l’Egypte ou le Qatar pour qu’ils fassent pression sur le Hamas.

Les Etats-Unis se sont opposés à la tenue vendredi d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur la nouvelle flambée de violences entre Israéliens et Palestiniens, tout en assurant n’avoir rien contre une session en début de semaine prochaine.

«Il n’y aura pas de réunion du Conseil de sécurité demain», a déclaré jeudi à l’AFP un porte-parole chinois, dont le pays préside en mai cette instance.

«Les Etats-Unis ne sont pas d’accord avec une réunion demain en visioconférence», a indiqué un diplomate, tandis qu’un autre précisait que Washington avait suggéré qu’elle ait lieu mardi, ce qui lui ôterait une bonne partie de son caractère urgent.

Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, a assuré devant la presse que les Etats-Unis étaient «favorables» à ce qu’une réunion ait lieu «en début de semaine prochaine». «J’espère que cela donnera un peu de temps à la diplomatie pour apporter des résultats et voir si nous obtenons une vraie désescalade», a dit le responsable qui avait dépêché la veille un émissaire en Israël et dans les Territoires palestiniens.

La tenue de réunions virtuelles, pratique courante à l’ONU depuis mars 2020 pour cause de pandémie de Covid-19, requiert un consensus parmi les 15 membres du Conseil de sécurité. La Chine aurait pu imposer une réunion en présentiel vendredi mais s’est abstenue.

Depuis lundi, les Etats-Unis ont accepté deux visioconférences à huis clos et en urgence sur le conflit israélo-palestinien mais refusé deux déclarations communes appelant à un arrêt des hostilités, les jugeant «contreproductives» à ce stade, selon des diplomates. Les Américains soutiennent ainsi la position de leur allié israélien, qui rejette une implication du Conseil de sécurité dans le conflit.

La réunion de vendredi avait été demandée par dix membres sur quinze du Conseil (Tunisie, Norvège, Chine, Irlande, Estonie, France, Royaume-Uni, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Niger et Vietnam).

Dans leurs prises de position depuis le début du conflit, les Etats-Unis ont réaffirmé le droit d’Israël à se défendre contre les tirs de roquettes du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, mais aussi appelé à la désescalade.

Ils ont également demandé à Israël de faire «tout son possible pour éviter des victimes civiles».

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