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BEAUVECHAIN & WATERLOO

Un justicier de la route en «croisade» contre les cyclistes: «Je vais faire un strike»

Un justicier de la route en «croisade» contre les cyclistes: «Je vais faire un strike»

Archives EdA

Quinze mois de prison ont été requis contre un homme qui s’est lancé dans une croisade contre les cyclistes.

Lorsque les policiers le trouvèrent ensanglanté le 25 mai 2020 sur la route qui mène à Beauvechain où il allait prendre, comme chaque jour, ses fonctions de pompier volontaire à la base, Arnaud leur fit une déclaration glaçante: «J’ai été victime d’une tentative d’assassinat.»

C’est d’ailleurs sous cette prévention que fut ouvert le dossier à charge d’un Louviérois de 46 ans. Il conduisait une camionnette et, lorsqu’il fut à la hauteur du cycliste, il fit un premier écart vers la droite comme pour le faire chuter.

Il rata sa cible, mais récidiva et, cette fois, le cycliste chuta. Son vélo se retrouva sous les roues du véhicule. La scène avait eu comme témoin un automobiliste qui suivait la camionnette.

L’avocat Paul Joseph parle d’une «croisade» lancée contre des cyclistes puisque le prévenu avait aussi à répondre de deux autres entraves méchantes commises à Waterloo les 28 mars puis le 5 mai 2020.

À chaque fois, il arrivait à hauteur d’un groupe de cyclistes, ouvrait la vitre passager et, à quelques centimètres d’eux, leur criait de se rabattre sur la droite.

Non content de se comporter comme un justicier de la route, il publiait sur Facebook et d’autres réseaux sociaux des photos de cyclistes prises de dos avec des légendes dont les plus explicites sont «Je vais faire un homicide à vélo», «Un jour, je ferai un drame» ou «Je vais faire un strike», avec une énorme boule de bowling prête à exploser au beau milieu du petit peloton.

Quinze mois de prison, éventuellement assortis d’un sursis, furent requis avant que l’avocat du prévenu ne parle de «jeu stupide», de «blagues idiotes de potache» qui, selon lui, ne devraient être sanctionnés que d’une suspension simple ou probatoire du prononcé.

Jugement le 4 juin.


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