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BRABANT WALLON

Les parcs d’attractions rouvrent mais pas les fêtes foraines: «L’impression qu’on passe en dernier»

Les parcs d’attractions rouvrent mais pas les fêtes foraines: «L’impression qu’on passe en dernier»

Il y a 900 familles, ou foraines en Belgique, un secteur qui n’est pas pris assez en considération selon Anthony Mastrovalerio, ÉdA – 202117031488

Alors que les parcs d’attractions ouvrent leurs portes, les forains sont toujours dans l’attente. Et de plus en plus inquiets.

Parmi les assouplissements prévus ce samedi 8 mai, il y a l’ouverture des parcs d’attractions. Et pour prendre l’exemple de Walibi à Wavre, le parc pourra accueillir jusqu’à 7 000 personnes par jour. Anthony Mastrovalerio, le président wallon de l’Union des industriels forains belges (UIFB), ne comprend pas.

«Attention, je n’ai rien contre le fait que Walibi puisse ouvrir ses portes et accueillir jusqu’à 7 000 personnes, je suis même content pour eux, mais là où je me pose des questions, c’est qu’au départ, nous faisons le même métier et que pour nous, d’après ce qui a été dit lors du dernier Codeco, les activités pourraient reprendre seulement en juin. Nous n’avons même pas de date précise, ni les conditions de réouverture.»

Selon Anthony, les forains ont l’impression d’être tout au bout de la chaîne: «Je suis passé de bureaux en bureaux chez les ministres et responsables politiques et c’est toujours le même discours, on nous comprend mais rien ne bouge. J’ai l’impression que notre cas ne les intéresse pas assez et qu’on passe en dernier.»

Le plan plein n’est pas figé, avait signalé le Codeco du 14 avril. Mais des 50 personnes prévues à l’extérieur, « on n’est passé à 7 000 dans le cas de Walibi. Je le répète, je suis content pour eux, mais s’ils ont une dérogation, pourquoi pas nous?»

 

On est puni alors qu’on a toujours été aux côtés des gens

 

Des questions, Anthony en a bien d’autres. Mais s’il est entendu, il ne voit pas venir les réponses: «Ce manque de considération, c’est blessant. On est clairement ignoré alors qu’on représente un des plus vieux folklores de Belgique. Il y a 900 familles, ou entreprises, foraines en Belgique. ça fait des milliers de travailleurs et depuis le 13 mars 2020, on est à l’arrêt. On est puni alors qu’on a toujours été aux côtés des gens, même pendant les guerres, alors que notre boulot, c’est de donner du plaisir aux gens.»

Quand Anthony explique qu’il est à l’arrêt depuis le 13 mars de l’année dernière, il n’est pas loin de la vérité vu qu’en 2020, il a juste eu le temps de faire une foire à Nivelles avant le confinement.

« Quand on a déconfiné, j’ai pu m’installer à Namur pendant les vacances. C’étaient 400 personnes en même temps et le champ de foire était clôturé mais peu importe, on a pu travailler. Et depuis, plus rien. En plus, même si on nous donne le feu vert, nous allons être confrontés à un autre problème: l’annulation des fêtes et foires comme à Libramont, où la foire agricole a déjà été annulée. On va devoir faire le tour des communes et négocier avec elles pour voir quels sont les événements qui vont pouvoir se tenir et si l’on peut venir s’installer.»

Les forains ne voient toujours pas le bout du tunnel et s’inquiètent même quand ils entendent que l’arrêté ministériel confirmant le lancement du “plan plein air”, qui a été publié vendredi après-midi au Moniteur belge, prolonge les mesures qui n’ont pas été décidées lors des trois derniers comités de concertation jusqu’au 30 juin inclus.

Un comité de concertation est toutefois programmé mardi prochain.



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