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ARLON

Plutôt que la décharge, une vie au Palais d’Arlon pour l’expo Upcycling

L’expo Upcycling se tient au Palais d’Arlon. Les artistes donnent une nouvelle vie aux objets et les accrochent aux cimaises. C’est gratuit.

«Rien ne se perd, tout se transforme.» Lavoisier remis à jour pour présenter une expo pas banale et pour le moins créative.

Les huit artistes locaux ont répondu au défi de donner vie à des objets usagés selon le principe du recyclage. Une plus-value sympa, un pari pour des artistes qui ne manquent pas d’imagination.

Si certains sont plutôt des artistes en devenir, et que tout n’est pas abouti, l’expo plaira. Voir comment l’être humain réinvente la matière, cela donne à réfléchir sur l’inutile, le déchet, notre surconsommation. Un recyclage vers le haut, avec une valeur ajoutée.

Si l’on pense bien évidemment aux écoles, l’amateur d’art y trouvera une bouffée d’oxygène en ce confinement. Comme ces instruments de musique, ces détournements de canettes, des sculptures avec des objets du quotidien «made in Africa», des bustes à partir de pièces de vélo, des collages de tissus ou de journaux.

Bien dans l’air du temps, certes, mais éclectique et diversifiée…

Des artistes locaux exposent

Parmi les exposants, Laurent Clinquart qui fait entrer la petite reine dans les galeries, Nathalie Houlmont décline ses canettes colorées, pleines de cette naïveté qui interpelle notre consommation.

Benoit Doensen accroche un mix de collages et de pochoirs dans la pure ligne de la pop culture, Web Galerie "Artin-Mov", une galerie d’art virtuelle, Catherine Boons rend ses lettres de noblesse au papier, Shirley Dewilde partage ses œuvres cousues de fils et de tissus.

Maxime Doffagne livre ses drôles d’instruments de musique, Jean-Marie Boons fait du réemploi un crédo.

L’expo est gratuite et se tient au Palais du mardi au dimanche de 14 à 18 h jusqu’au 16 mai à Arlon. Sur réservation, 063 235 397

 

Un verre à Orval sur un présentoir fait de pignons de vélo

Laurent Clinquart n’en revient pas encore de son filon! L’œuvre qui cartonne, son verre à Orval sur un présentoir fait de pignons de vélo. (75€) Il n’en est pas resté là. L’Arlonais crée des bustes qui s’apparentent à des cottes de mailles médiévales, mais assemblées avec des pignons de dérailleurs. Des œuvres métalliques qui sont autant d’odes au vélo. Des pièces détachées sorties des ateliers vélos de la région « Je récupère tout ce qu’on jette».

Passionné de petite reine, il blague: «Le vélo, j’en connais un rayon et les idées s’enchaînent». Comme ces œuvres serties à partir d’une chaîne de vélo. Ces réalisations ont même intéressé des équipes du Tour du France qui logeaient à Pétange lors d’un récent passage de la grande boucle.

Maxime, d’Attert, crée des instruments de musique avec la de récup’

Quand un casier de l’Orval devient un instrument de musique. Un cymbalum original, l’une de la petite vingtaine de créations de l’Attertois Maxime Doffagne. Il crée des instruments de musique avec de la récup'. Banjos, guitares à partir de boîtes de cigares, de boîtes de thé, mais aussi des bidons en plastique.

Un son qui rappelle l’Asie ou l’Afrique. Le jeune homme reconvertit les boîtes de conserve. Une belle imagination à la fois sonore et visuelle. Ses matériaux sont trouvés sur les brocantes et dans le grenier. Un créateur qui se veut sans prétention et qui ne manque pas de partager sa passion pour les cordes ou les percussions.

 


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