article abonné offert

MÉTÉO

«Cet été pourrait être plus frais», estime l’IRM

«Cet été pourrait être plus frais», estime l’IRM

L’été pourrait être «plus frais» que les années précédentes. Reporters (Illustration)

Alors que Météo France annonce un début d’été plus chaud et plus sec que la moyenne, l’Institut royal de météorologie se montre un peu plus prudent.

C’est Météo France qui l’assure dans des prévisions publiées fin avril: la moitié sud de l’Europe, une partie de la Wallonie y compris, peut s’attendre à vivre des mois de mai, juin et juillet plus chauds et secs que la moyenne.

Dans une interview accordée à franceinfo, le météorologue François Jobard confirme cette annonce: «En moyenne, sur les trois mois, quand on fera le bilan, on s’attend à ce qu’on ait des températures supérieures à la normale de façon significative.»

En Belgique, l’IRM - qui ne produit pas encore ses propres prévisions saisonnières - rejoint «globalement» ces conclusions mais se montre plus nuancé.

Ainsi, sur base des températures affichées ces dernières semaines et des prévisions annoncées, l’Institut belge s’attend en effet à ce que les températures estivales soient plus élevées que la moyenne des 30 dernières années. Mais, selon le schéma actuel, le printemps «assez frais» que nous connaissons devrait également déboucher sur «un été assez frais».

«Après la fraîcheur actuelle et le bond des températures entre samedi et lundi prochain, la semaine suivante semble présenter à nouveau des températures proches ou légèrement inférieures aux normales, explique Pascal Mormal, météorologue à l’IRM. Il est donc probable que le mois de mai soit proche des normales en Belgique d’un point de vue température et que le bilan de ce printemps? qui s’étend du 1er mars au 31 mai? soit finalement (légèrement) déficitaire en température, en particulier à cause d’un mois d’avril particulièrement frais. Une fraîcheur que l’on n’aurait plus connue depuis le printemps 2013.»

De ce fait, «la probabilité d’un été assez chaud est un peu plus élevée que la moyenne, mais il semble cependant que cet été pourrait être moins chaud, voire plus frais, que ceux des cinq dernières années qui avaient été marqués par des vagues de chaleur à répétition et des records de température», conclut Pascal Mormal. Et d’ajouter toutefois que «cette tendance (NDLR: un été plus frais) était assez fréquement observée jusqu’au milieu des années 1980», avant que l’impact du réchauffement climatique ne se fasse ressentir.

Reste que «cela ne reste qu’une tendance globale à prendre avec prudence» et qu’il faudra sans doute attendre encore quelques semaines avant d’être plus précis sur les prévisions estivales.

Vers un été plus sec?

Alors que l’Hexagone sort de trois mois déjà très secs, les prévisions de Météo France ne rassure pas les agriculteurs locaux. C’est qu’elles annoncent un prochain trimestre encore plus sec que d’habitude.

En Belgique, bien que l’hiver ait été assez bien arrosé, «certains signaux tendent à montrer que la sécheresse pourrait prochainement et assez rapidement faire sa réapparition», note Pascal Mormal.

Même si ces prévisions - pas très encourageantes pour les cultivateurs qui devront faire avec des pluies localisées causant parfois des inondations - ne le surprennent pas, le météorologue belge positive: «Nous pourrions nous diriger vers un été plus sec que la moyenne sans connaître pour autant les niveaux de sécheresse atteints durant les étés 2017 à 2020.»

Nos dernières videos
-->