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BRAINE-L’ALLEUD

VIDÉO| Expo: la légende de Napoléon a 200 ans

VIDÉO| Expo: la légende de Napoléon a 200 ans

À droite, la baignoire dans laquelle Napoléon passait des heures chaque jour; à gauche, ses cannes de billard. ÉdA

Il y a 200 ans, le 5 mai, Napoléon mourrait à Sainte-Hélène. Une exposition retrace ces six années de captivité après la défaite à Waterloo.

C’était le 5 mai 1821. Il y a 200 ans jour pour jour, Napoléon, malade, tirait sa révérence, alors qu’il vivait en captivité sur l’île de Sainte-Hélène depuis six ans. Il avait 51 ans.

Le Mémorial de la Bataille de Waterloo 1 815 a choisi de célébrer cet anniversaire en présentant une exposition exclusive dont la centaine d’objets réunis évoque les années de captivité, qui ont aussi été le moment de la mémoire. En effet, Napoléon, entouré d’une vingtaine de personnes de sa garde rapprochée, a mis à profit ces années pour rédiger ses mémoires et consigner sa légende dans des carnets. Tout en prenant pas mal de libertés avec la vérité historique.

Aux commandes de cette exposition qui ouvre ses portes ce 5 mai, le commissaire d’exposition, David Chanteranne, historien, attaché de conservation au Musée Napoléon de Brienne-le-Château, accompagné d’Antoine Charpagne, responsable culturel du Mémorial. Pour évoquer cette période de 1815 à 1821, une cinquantaine d’objets, pièces originales, cartes, manuscrits… ont été prêtés par des institutions, dont certaines rapatriées, non sans mal, depuis Sainte-Hélène (Longwood), où les Français les conservent précieusement, tout comme ils conservent les lieux jadis occupés par l’Empereur déchu. L’autre moitié des pièces proviennent de collections privées, belges surtout.

«Pour présenter le quotidien de Napoléon à Longwood, qui n’était pas aussi agréable qu’on se l’imagine parfois, nous avons rassemblé des objets tels que la baignoire dans laquelle Napoléon passait au moins une heure et demie par jour, des vêtements, des effets personnels, un des trois bicornes de l’empereur aussi, objet exceptionnel et authentifié…», indique Antoine Charpagne qui resitue la vie sur l’île. «Il faut se rendre compte qu’il était là-bas à 2 500 km des côtes africaines, qui étaient les plus proches, et surveillé en permanence par 600 canons, tant les Anglais craignaient qu’on vienne le chercher. Un climat très humide et battu par les vents. Un logement miné par la présence de rats…»

Des objets exceptionnels

La plupart des objets exposés n’ont jamais été proposés aux yeux du public. Ils racontent «la naissance de la légende de Napoléon» et sont répartis dans quatre espaces thématiques, sur 300 m2. Le parcours du visiteur se termine par un espace consacré au «temps du héros». Le 5 mai 1821, Napoléon décède et son martyr alimente immédiatement les esprits romantiques des politiques et artistes de l’époque. En 1840, c’est le retour des cendres, retour triomphal, sur les Champs-Élysées à paris, où plus de deux millions de Français assistent au cortège. Le destin hors norme du premier Empereur des Français marquera les esprits, jusqu’à aujourd’hui encore.

Jusqu’au 17 octobre, au Mémorial de la Bataille de Waterloo 1815. www.waterloo1815.be.