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«Harcèlement» et «licenciements abusifs» chez Mediamarkt: débrayage à Docks Bruxelles

«Harcèlement» et «licenciements abusifs» chez Mediamarkt: débrayage à Docks Bruxelles

Des travailleurs ont débrayé au Mediamarkt de Docks Bruxelles. ÉdA – Julien RENSONNET (archive)

La CNE compte déclencher des mouvements de grève dans les magasins MediaMarkt concernés par des licenciements. Selon le syndicat, l’entreprise se sépare progressivement de travailleurs pour échapper à la procédure Renault.

La CNE compte déclencher des mouvements de grève dans les magasins MediaMarkt concernés par des licenciements, a-t-elle indiqué mardi. Selon le syndicat, l’entreprise se sépare progressivement de travailleurs pour échapper à la procédure Renault de licenciement collectif dans le cadre de sa restructuration.

Ce mardi, un mouvement de grève a touché le magasin MediaMarkt situé dans le centre commercial Docks à Bruxelles. «Les collaborateurs sont sortis du magasin», confirme Latifa Benihlal, secrétaire nationale CNE. «Ils veulent dénoncer les licenciements abusifs au sein de l’entreprise mais aussi des faits de harcèlement dans ce cas précis.»

«Des licenciements perlés»

En août dernier, lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire, la direction de MediaMarkt avait annoncé aux syndicats son intention de supprimer 450 emplois au Benelux d’ici 2023. Mais selon la CNE, l’entreprise effectue «des licenciements perlés» en Belgique pour échapper au cadre de la loi Renault, qui comprend une phase de négociations avec les partenaires sociaux.

«Ils appellent les travailleurs au cas par cas, ou se contentent d’envoyer des lettres de licenciement», ajoute Latifa Benihlal. «Les indemnités de licenciement ne correspondent pas au cadre de la loi Renault.» La CNE a recensé environ 10 licenciements chaque mois, pour un total de quelque 130 depuis l’annonce de la restructuration.

La CNE compte donc réagir à l’aide d’actions dans les magasins où de nouveaux licenciements seront annoncés. «Surtout que depuis la crise du coronavirus, le chiffre d’affaires de l’entreprise a augmenté. Les indemnités publiques reçues pour affronter la crise servent à licencier des travailleurs», dénonce Latifa Benihlal.