Covid-19: dépression encourageante au CHU UCL Namur

Covid-19: dépression encourageante au CHU UCL Namur

Les chiffres namurois confirment la tendance à la baisse générale ÉdA – Florent Marot

Le nombre de patients hospitalisés est significativement en baisse dans les trois hôpitaux du CHU. Un bon bilan qui reste assorti de bémols.

La tonalité du point presse hebdomadaire relatif à la situation sanitaire au CHU UCL Namur avait une tonalité résolument positive, ce mardi matin. «La pression hospitalière diminue de manière globale dans nos trois hôpitaux, a expliqué Benoît Rondelet, directeur médical de la superstructure qui regroupe Sainte-Élisabeth, Mont-Godinne et Dinant. Cela illustre les propos tenus par Marius Gilbert ces dernières 24 h» L’épidémiologiste avait fait part de son optimisme quant à l’évolution de la pandémie de coronavirus dans les prochaines semaines. La couverture vaccinale atteint des proportions qui permettent d’envisager le point de basculement tant espéré. «C’est le message, insiste le docteur Rondelet. La pression vaccinale a des effets positifs. Pour preuve, dans nos maisons de repos, on dénombre zéro cas de coronavirus et une suspicion.»

Les trois hôpitaux du CHU namurois enregistrent, quant à eux un fléchissement significatif du nombre de malades atteints du coronavirus en leurs murs. Sur les sept derniers jours, on dénombre 48 patients hospitalisés (soit une baisse 32% par rapport à la semaine précédente) dont 17 se trouvent en soins intensifs (-26%). Si la tendance générale est la même pour les trois hôpitaux, elle varie d’un établissement à l’autre en unités de soins intensifs. «Cela dépend du nombre de lits dont on dispose. Moins on en a à la base et moins la pression diminue», précise le directeur médical du CHU UCL Namur. C’est donc à Mont-Godinne, où la capacité est la plus grande, que la baisse est la plus significative. Arrivent ensuite Sainte-Élisabeth et Dinant.

Nombre décès: le pic

Aux réjouissances, il faut assortir quelques bémols. «Cette amélioration au niveau des hospitalisations en unité de soins intensifs est aussi liée à l’augmentation du nombre de décès. C’est logique», dit Benoît Rondelet. Et le médecin d’indiquer, au vu de ce que l’on sait désormais sur l’évolution de l’épidémie, que le CHU a plus que vraisemblablement atteint son pic en la matière. «On compte 8 décès sur la semaine écoulée, dont quatre sur les dernières 24 h», ajoute-t-il.

Autre point noir: le nombre de lits qu’il a fallu fermer pour prodiguer des soins Covid de qualité reste élevé. Ils représentent 31% du nombre de lits effectifs.

Enfin, si la dépression est encourageante, elle n’en demeure pas moins insuffisante pour parler de soulagement pour le personnel soignant, nerveusement et moralement mis à rude épreuve depuis plus d’un an déjà.