DIABLES À L’ÉTRANGER

Lukaku: "J'ai progressé dos au but grâce à une machine"

Lukaku: "J'ai progressé dos au but grâce à une machine"

«Vous pouvez marquer 500 buts, mais ce qui compte, ce sont les titres». BELGAIMAGE

Auréolé du titre de champion d’Italie, Romelu Lukaku a expliqué ce lundi à La Tribune comment il était devenu un attaquant plus complet.

Covid-19 oblige, Romelu Lukaku, champion d’Italie avec l’Inter ce dimanche après le partage de l’Atalanta à Sassuolo, n’a pas pu goûter à une grande liesse populaire à Milan. Mais le Diable rouge s’est quand même permis un tour en voiture dans la ville lombarde pour célébrer le Scudetto avec les supporters. Après avoir répondu à une interview sur Sky Sport Italie, Big Rom était aussi l’invité de La Tribune ce lundi soir. Extraits choisis de ces deux entretiens.

Sur la célébration du titre

« C’était le moment de faire la fête avec les gens. Je me suis dit avec un ami que c’était bien de sortir (en voiture), de voir les gens. Je suis content de l’avoir fait. Je suis très content pour tous les Interistes dans le monde, mais aussi pour l’équipe, pour l’entraîneur, pour le club, pour le président… On peut dire que c’est la plus belle année de ma carrière. J’espère que ce titre va ouvrir un nouveau cycle pour l’Inter.»

Sur ses progres

«Un clic s’est opéré sur le plan mental. Je me suis dit qu’à 27 ans, bientôt 28 même, c’était le moment ou jamais. Dans une carrière, vous pouvez inscrire 500 buts (NDLR: il en a inscrit 21 cette saison en 33 matches de Serie A), mais si au bout du compte, vous ne décrochez aucun titre, ça ne vaut rien. J’ai aussi progressé dos au but, grâce au travail avec une machine à l’entraînement. Celle-ci m’envoie des balles à 30-40 km/h, et je dois remiser vers des coéquipiers. Auparavant, j’avais une seconde de retard sur mon défenseur. Désormais, j’ai deux secondes d’avance. Même si ça ne sera jamais ma préférence, je remplis donc un rôle de pivot, un peu comme Shaquille O’Neal au basket (rires). Avoir délivré dix assists me remplit de fierté.»

Sur sa relation avec Conte

«Je me battrai jusqu’à la mort pour lui. Je n’avais pu le rejoindre à Chelsea, mais j’avais toujours affirmé que j’évoluerais sous ses ordres le jour où je quitterais Manchester United. Il m’a directement dit: “Si tu ne travailles pas à l’entraînement, tu ne joueras pas, et c’est primordial que tu puisses jouer dos au but. Il est aussi important de rencontrer des gens qui vous disent réellement la vérité pour progresser. Ce fut le cas avec Eto’o, Drogba, Henry…»