La joie de courir en couple

Courir en couple, cela permet de s’entraider mutuellement. ÉdA

En prenant part au trail des Cisterciens, Ludivine Brocca s’est donné l’occasion de parler pendant quatre heures avec son mari…

Le trail des Cisterciens a attiré 750 traileurs à Tangissart. Quatre distances, de 22 à 100 kilomètres et des participants enchantés.

Présent pour préparer le Trail des 6 cols à Val d’Isère (France) en juillet, avec ses 43 kilomètres et plus de 3500 mètres de dénivelé, le Brainois Dominique Lemaine participait pour la troisième fois au Trail des Cisterciens. À l’arrivée, c’était la satisfaction. « Génial à faire et refaire. Une organisation super et un temps idéal. J’ai pris part aux 36 kilomètres, en mode entraînement, je boucle la distance en 4h13.»

Mais pourquoi courir un trail à deux pas de chez soi? «L’endroit, la nature, l’ambiance et l’organisation. En plus, l’épreuve n’est pas facile, on a quand même 980 m en D + et ceux qui se sont élancés sur les 100 kilomètres avaient 2 600 mètres de D +.»

De son côté, habitante de Baisy-Thy, Ludivine Brocca a fait le 36 kilomètres avec son mari Stéphane Pierreux. «Un super parcours avec quand même quelques difficultés costaudes. Aucun couac de balisage. Je dis bravo aux organisateurs qui sont parvenus à organiser un week-end convivial malgré les conditions sanitaires. Ces départs différés suppriment la pression qu’on peut ressentir en début de course. On disposait d’une balise donc les enfants ont pu nous suivre et venir nous encourager sur le parcours.»

Courir avec son mari, est-ce un challenge? «On s’entraîne ensemble. Le jour J, ça nous arrive aussi de faire notre course chacun de notre côté. Mais on est assez complémentaire. Je suis un vieux diesel qui a besoin d’au moins quinze bornes pour se mettre en route, donc Stephane me booste et passé les vingt ou vingt-cinq kilomètres, c’est moi qui devient le lièvre! Un chouette moment à deux et puis l’assurance qu’on sera soutenu par l’autre en cas de difficulté. Puis, avec nos quatre enfants, on n’a pas toujours beaucoup de temps de discuter, Là, on avait quatre grosses heures…»

 

Dimitri reviendra en 2022

Le Grézien Dimitri Jandrain s’est lancé à l’assaut des 100 kilomètres en espérant arriver au but. Hélas, ce ne sera pas encore pour cette année, même s’il a amélioré sa prestation. «Je me rapproche des 100 kilomètres. C’est la deuxième année que j’arrive dans les 80 bornes et ici, j’ai grappillé trois kilomètres de plus. Je ne me suis pas bien préparé pour le coup, car l’année passée en novembre je me suis retrouvé une semaine à l’hôpital suite à quelques problèmes. J’ai été à l’arrêt environ un mois. Ensuite j’ai mis du temps à récupérer, car j’ai perdu pas mal de sang pendant un petit temps sans m’en rendre compte. J’ai eu du mal à me remettre en route, mais finalement au mois d’avril, j’étais reparti, mais c’était trop tard pour être bien préparé. Par contre, je suis très content d’avoir pu parcourir 83 kilomètres, avec très peu d’entraînement. Là, je vais continuer sur ma lancée et me préparer pour un autre ultra si tout va bien en octobre et je reviendrai aux Cisterciens en 2022.»