POLITIQUE – BRUXELLES

«La Boum 3»: «Pas de place pour des organisateurs» qui sont «en dehors du cadre légal»

«La Boum 3»: «Pas de place pour des organisateurs» qui sont «en dehors du cadre légal»

Les autorités fédérales et bruxelloises ne veulent plus de «Boum» dans le bois de la Cambre. Photo News

La ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden a exhorté ce lundi les organisateurs de «La Boum» à respecter les mesures sanitaires, alors que le collectif L’Abîme a introduit une demande auprès de la Ville de Bruxelles pour organiser une troisième édition.

«Nous comprenons le désir de nombreuses personnes de se réunir. Ce que l’on ne peut pas accepter dans la situation actuelle, c’est que les gens se rassemblent en groupes beaucoup trop importants, ne respectent pas les mesures sanitaires et recourent à la violence», a déclaré Mme Verlinden dans un communiqué.

«Ce qui s’est passé samedi au bois de la Cambre, ne peut pas se répéter. Les organisateurs qui, de bonne foi, souhaitent organiser des événements dans le cadre autorisé, disposent de suffisamment de possibilités d’entamer un dialogue avec les autorités», a-t-elle ajouté.

La ministre reconnaît que le besoin de rencontrer un plus grand nombre de personnes se fait de plus en plus ressentir. «Toutefois, en raison de la situation sanitaire, il n’est actuellement pas encore possible de se réunir en très grand nombre. Mais peu à peu, une perspective réaliste de liberté est donnée. Les mesures de lutte contre le coronavirus, prenant effet le 8 mai, nous permettent de franchir une nouvelle étape et d’apporter une première réponse à cette préoccupation», a-t-elle dit.

Seulement des événements tests

Elle souligne que, sous réserve de l’autorisation préalable des autorités municipales compétentes, des événements, des expositions culturelles et autres ainsi que des compétitions sportives professionnelles peuvent être organisés en plein air pour un public assis de maximum 50 personnes.

Des expériences et des projets pilotes sélectionnés et approuvés peuvent en outre être organisés, rappelle-t-elle. Les demandes peuvent être adressées à l’administration locale concernée, après quoi le ministre de l’Intérieur peut donner une autorisation, après avis des autorités locales concernées et du ministre fédéral de la Santé publique, afin de déroger aux règles de l’arrêté ministériel.

Mais «les conditions permettant d’organiser ces événements tests sont strictes, car la sécurité et la santé des participants doivent à tout moment être garanties. Il n’y a pas de place pour les organisateurs, comme ceux de «La Boum» 1 et 2, qui agissent en dehors du cadre légal», selon la ministre CD&V.



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