BRUXELLES

Levée de boucliers contre le musée du Chat à Bruxelles: Geluck dit toute son exaspération

«Honnêtement, j’en ai un peu ma claque», a affirmé ce matin le dessinateur Philippe Geluck, après la pétition qui s’oppose au musée du Chat.

En préparation depuis des années déjà, le projet de musée autour du Chat, personnage culte croqué par Philippe Geluck, s’est vu délivrer la semaine dernière un permis d’urbanisme à deux pas de la place royale.

Un projet qui a suscité l’agacement auprès de certains artistes. Une pétition publique a rassemblé plus de 4.500 signatures contre ce musée.

«Il y a une levée de boucliers par des gens qui se trompent de combat», a expliqué Philippe Geluck, ce matin.

«Le musée d'art moderne, un combat légitime»

Il est revenu sur un passage de la pétition faisant écho à la fermeture du Musée d’Art Moderne, toujours sans solution à l’heure actuelle.

«Le Musée d’Art Moderne, je suis à leurs côtés pour le défendre, pour le réclamer. C’est un combat légitime. Mais ça dépend du fédéral», a expliqué le dessinateur. «Ici, c’est la Région de Bruxelles-Capitale qui m’a proposé d’investir ce lieu, donc c’est différent».

Quant à la somme de 9 millions d’argent public utilisé pour le musée, Geluck a reprécisé ce qu’il en était.

«Ce n’est pas pour soutenir mon projet. la Région de Bruxelles-Capitale va construire un bâtiment qui lui appartient. Et jusqu’au gros œuvre fermé, cela coûtera effectivement 9 millions d’euros». Le père du Chat enchaîne: «Je vais apporter un budget de 7,7 millions d’euros pour faire les aménagements du musée, via les sponsors et les bénéfices de la vente des sculptures exposés actuellement aux Champs-Élysées».

Prêt à retirer le projet

Interrogé par RTL, le dessinateur s’était déjà dit dimanche prêt à retirer son projet de musée devant la polémique suscitée par celui-ci. «Si vous trouvez une meilleure solution, je me retire», a-t-il encore assuré ce lundi matin.

Philippe Geluck caresse depuis des années l’idée de créer un musée pour accueillir son Chat, aujourd’hui mondialement célèbre.

Le dessinateur avait alors reçu des propositions de deux villes françaises pour accueillir le félin.

Inquiètes de voir ce patrimoine filer à l’étranger, la Fédération Wallonie-Bruxelles et ensuite la Région bruxelloise avaient entamé des discussions avec l’artiste pour créer ce musée dans la capitale belge, où le Chat avait vu le jour il y a plusieurs décennies déjà.

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