BRUXELLES

Deux interventions policières lors de la «Boum 2» font polémique: la réaction de Philippe Close

Deux interventions policières lors de la «Boum 2» font polémique: la réaction de Philippe Close

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Deux interventions policières, diffusées par vidéo sur les réseaux sociaux, ont été critiquées pour leur violence lors de l’événement non autorisé «La Boum 2».

bLe rassemblement, qui visait à dénoncer les strictes mesures sanitaires imposées face au coronavirus, a attiré entre 1.000 et 2.000 participants samedi dans le bois de la Cambre à Bruxelles.

Les forces de l’ordre étaient déployées en nombre alors qu’on craignait les dérapages.

L’action de la police a fait réagir ce week-end après la diffusion des vidéos de deux incidents survenus dans les rues autour du bois de la Cambre.

Le premier a lieu au croisement de la chaussée de Waterloo et de l’avenue De Fré. Les images montrent un homme qui agite les bras et qui s’avance vers les policiers anti-émeute. Il semble tenir un objet dans les mains. Un chien policier le poursuit et une bagarre éclate. L’homme est aspergé de spray au poivre et le chien lui mord le bras. Quand l’homme se redresse, un policier le frappe du pied à la poitrine, après quoi il est menotté et interpellé.

 

 

La deuxième vidéo a été filmée à peu près au même moment, également dans le quartier du bois de la Cambre, et montre la police anti-émeute se servir d’un canon à eau dans la rue, face à cinq personnes. L’une sort son téléphone portable, tandis que les autres semblent vouloir discuter avec la police. Une quinzaine d’agents interviennent avec du spray au poivre et interpellent plusieurs personnes.

 

 

«Les images seront visionnées et discutées en interne», a réagi la porte-parole de la police, Ilse Van de keere. «Nous devons d’abord voir dans quel contexte cela doit être replacé.»

 

 

Comme la Boum 1 organisée début avril, la Boum 2 a débouché sur des affrontements entre la police, des fêtards et des casseurs infiltrés.

Quelque 127 personnes ont été arrêtées administrativement alors que cinq arrestations judiciaires ont été opérées, notamment pour rébellion armée, menaces et vente de stupéfiants. Ces cinq personnes ont depuis été relâchées.

 

Philippe Close: «Analyser la proportion de la force qui est utilisée»

Le bourgmestre de Bruxelles-ville, Philippe Close (PS), a défendu sa gestion de la Boum 2 à l’origine de nouvelles violences au Bois de la Cambre. Il s’est notamment expliqué au micro de Maxime Binet, dans l’émission «Il faut qu’on en parle», sur DH Radio.

«On n’a qu’une partie de la séquence dans la vidéo», a d’abord tenu à nuancer le bourgmestre. «Chaque fois, une enquête interne est diligentée et il faut toujours analyser la proportion de la force qui est utilisée», a-t-il ajouté.

(séquence à écouter à la 6e minute de la vidéo ci-dessous)

Interrogé également sur RTL ce dimanche, Philippe Close a indiqué avoir donné l’ordre d’intervenir lorsque des policiers ont commencé à être agressés, lorsque des biens publics ont été détruits et lorsque des bagarres ont commencé entre participants à la Boum 2.

Dans ce genre de situation, le boulot d’un bourgmestre est de rétablir l’ordre, a-t-il rappelé.

«On savait qu’il y aurait des problèmes. Il fallait des mesures fortes», a ajouté M. Close. Pour lui, la Boum 2 ne s’inscrivait d’ailleurs nullement dans une optique de liberté d’expression, mais davantage dans celle d’une «liberté de provocation».

 


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