LIÈGE

PHOTOS | La future halle des foires de Liège opérationnelle à l’automne 2023: l’enquête publique débute lundi

La halle des foires de Liège va quitter Coronmeuse pour aller s’installer sur le site de la zone multimodale de Bressoux. L’enquête publique relative à la demande de permis d’urbanisme débute ce lundi.

Grand moment que celui de ce vendredi, en début d’après-midi: les autorités communales ainsi que l’intercommunale de gestion immobilière liégeoise (IGIL), en collaboration avec la SPI, l’agence de développement pour le territoire de la province, qui avait une mission d’assistance et conseil au maître d’ouvrage, ont présenté à la presse le projet de construction de la nouvelle halle des foires, dont l’enquête publique débute ce lundi. Un beau chantier inscrit dans le portefeuille de projets intitulé «Liège, Ville de transition» porté par la Ville au bénéfice de l’IGIL, à travers la programmation FEDER des Fonds structurels 2014-2020.

La halle des foires est donc appelée à quitter Coronmeuse pour aller s’installer sur le site de la zone multimodale de Bressoux. Et ce, dans un espace de 20.000 m2 bruts, dont 14.000 exploitables. «Les caractéristiques du projet sont sa flexibilité d’accès et son caractère modulable, ensemble ou séparément, les salles pouvant être exploitées différemment», souligne le président de l’IGIL, l’échevin Jean-Pierre Hupkens.

Il s’agit d’un projet évolutif puisque nous conservons des réserves foncières qui permettraient, le cas échéant, d’élaborer des extensions.

Cinq halles sont prévues (de 172 m2 pour la plus petite à 5.693 m2 pour la plus grande), ainsi qu’une salle polyvalente de 172 m2 pouvant accueillir 200 personnes assises, une cafétéria et un restaurant (593 m2), ainsi que des bureaux. Une grande place publique sera implantée à l’entrée du bâtiment, où des événements pourront y être organisés.

Une connection à la ville est prévue vie l’esplanade, avec des zones de quai de déchargement et un parking d’une capacité de 771 places. Le site accueillera également le centre de maintenance du futur tram et hébergera les rames à l’arrêt et le poste de commande central. «Il s’agit d’un projet évolutif puisque nous conservons des réserves foncières qui permettraient, le cas échéant, d’élaborer des extensions.»

Tout un quartier qui est appelé à se développer de façon exponentielle.

Selon la Première échevine Christine Defraigne, notamment en charge de l’urbanisme, «c’est tout un quartier qui est appelé à se développer de façon exponentielle, avec un agenda très clair, une vision très précise». Avec un développement de l’activité économique, de l’horeca, des loisirs ainsi que du secteur MICE (meetings, incentives, conferencing, exhibitions). Sont ainsi notamment envisagés dans le quartier la construction de nouveaux logements, dont certains sociaux, de la maison de repos La Résidence de la plaine, ou encore une zone dévouée à la construction de bureaux. «Un travail est mené pour faire de Droixhe un pôle alimentaire qui sera dédié au circuit court», ajoute Christine Defraigne.

«Nous avons développé des projets participatifs dans le quartier», précise, pour sa part, l’échevin des Travaux, Roland Léonard. Comme la création d’une cafétéria sociale, dont les travaux vont débuter et devraient se terminer fin de cette année. Le projet de halle prévoit le déclassement d’une partie de la E25, entre le pont barrage de Monsin et le pont Atlas, pour en faire un boulevard urbain.

L’enquête publique relative à la demande de permis d’urbanisme débute ce lundi, et se clôturera le 31 mai prochain. Le début des travaux devrait avoir lieu à l’automne 2021, sans doute en septembre, avec une mise en service des installations à l’automne 2023. «Les travaux doivent absolument se terminer pour la fin 2023», conclut le bourgmestre Willy Demeyer. Le fonctionnaire délégué et technique de la Région wallonne aura pour mission d’octroyer ou non le permis d’urbanisme, mais l’objectif de la Ville étant que la halle soit livrée parallèlement à l’arrivée du tram.

Le coût de l’investissement est de 33.700.000 euros, avec une contribution du FEDER, de la Région wallonne et une autre de l’IGIL de l’ordre de 3.200.000 euros.


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