MONS

À Mons, une cabine électrique devient une attraction touristique

À Mons, une cabine électrique devient une attraction touristique

Mons Cachés invite les passants à inonder les réseaux sociaux de photos ludiques prises dans l’axe de la gare. Ugo PETROPOULOS

Trois installations design, en réalité augmentée, ont été inaugurées entre la gare et le piétonnier de Mons. Objectif: inciter les gens à animer le quartier.

Les cabines électriques, on tente généralement de les éviter sur les photos. A Mons, celle située au croisement de la rue des Capucins et de la rue des Sœurs grises est amenée à devenir celle qui sera la plus photographiée. Repeinte en trompe l’œil, elle se fond désormais dans le profil de la rue.

Mais ce n’est pas que ce nouveau look qui incitera à la photographier. Si vous scannez un QR Code présent sur la cabine, vous serez renvoyé sur une page web où un «appareil photo magique» fait apparaitre un monde virtuel et des personnages bien connus des Montois.

Peuvent ainsi apparaitre saint Georges, un chin-chin, Van Gogh… De quoi prendre un cliché sympa, «instagramable», l’envoyer sur les réseaux sociaux et promouvoir ainsi Mons et son centre-ville.

C’est en tout cas l’objectif poursuivi par l’opération Mons Cachés. Celle-ci s’incarne en trois installations artistiques colorées sur l’axe de la gare. Outre cette cabine électrique relookée, on trouve également une sculpture sur la place Léopold, où les mots «Mons» et «Love» apparaissent suivant le point de vue, et des plots dessinés sur les pavés en bas du piétonnier.

À Mons, une cabine électrique devient une attraction touristique
Ugo PETROPOULOS

À travers cette application ludique, la finalité du projet est d’inviter les passants à fréquenter à l’axe de la gare, qu’ils s’y amusent et renvoient une image positive de cet axe boudé des passants.

Rendre les centres urbains à nouveau attractifs

«Ce projet est parti d’un constat: les centres-villes rencontrent des difficultés d’attractivité. Comment y remédier?» explique Frédéric Arnould, directeur de la Maison du Design. C’est sur cette problématique que s’est penchée le projet Design In Town, un projet Interreg réunissant quatre villes (Tournai, Mons, Courtrai et Lille) et six partenaires, dont la Maison du Design.

À Mons, une cabine électrique devient une attraction touristique
Ugo PETROPOULOS
L’objet du projet est de faire appel au design pour améliorer l’environnement urbain, en collaboration avec les usagers du quartier: habitants, commerçants, étudiants, touristes… Des ateliers menés avec un panel d’entre eux ont défini les grandes lignes du projet: les installations devaient être colorées, ludiques et avec un aspect numérique.

La concrétisation du projet a été confiée à une équipe transfrontalière, composée des Montois d’Hovertone (à qui le Pass de Frameries a plusieurs fois fait appel) et des Lillois du Nuüd Studio, qui ont donné naissance à «Mons Cachés».

Les designers ont prévu 10 univers différents par installation, ce qui permet 30 variations autour des 3 installations. L’objectif est d’inciter les passants à revenir plusieurs fois dans le quartier et de contribuer ainsi à lui donner un autre visage.

L’art au service de l’attractivité

L’opération «Mons Cachés» s’inscrit dans un plan plus vaste de redynamisation du quartier de la gare en y provoquant une émulation artistique. Des fresques murales égaient le quartier depuis quelques mois et des ateliers d’artistes s’y installent. Récemment, un atelier réunissant des céramistes a ainsi ouvert ses portes, dans la foulée d’un premier réunissant des peintres, artistes plasticiens, couturiers…