Arlon

VIDEO | Le top mondial du parachutisme s’entraîne à Arlon

VIDEO | Le top mondial du parachutisme s’entraîne à Arlon

Greg Crozier, un champion du monde qui ne se la pète pas. ÉdA

Les champions du monde de parachutisme se sont entraînés à Arlon chez LuxFly. Greg Crozier et Karine Joly volent avec les clients tout ce week-end.

Avec votre épouse Karine Joly, Greg Crozier vous êtes ici à Luxfly à Sterpenich (Arlon) pour vous entraîner en soufflerie. De quelle discipline êtes-vous champions du monde 2019?

De parachutisme sportif, on est dans la discipline artistique de ce sport le freefly.

Pourquoi êtes-vous à Arlon?

On a la chance d’avoir notre vidéoman qui travaille ici, il est chef instructeur. C’est un honneur de voir cette belle soufflerie.

Un matériel performant?

Oui, c’est le dernier cri au niveau de la technologie, tout l’intérieur a été fait avec goût. C’est du grand luxe. On appartient aux disciplines de la chute libre et d’avoir des simulateurs de ce type, cela nous permet de nous entraîner de façon plus longue, on n’a pas le parachute dans le dos. On peut être plus libre. En chute libre d’avion, on fait dix vols d’une minute d’entraînement, et cela pour toute une journée. Tandis qu’ici, on peut faire 4 ou 5 sessions d’un quart d’heure. Les progrès sont énormes par rapport à ce que l’on pourrait faire dehors

Ce sport s’apparente à de la danse?

C’est effectivement mon avis, c’est super-esthétique. Regarder voir un corps évoluer à l’envers, faire des rotations, c’est super-beau. Le faire en couple à deux, comme je le fais avec ma femme, on a une liberté absolue de mouvements.

«On fait des opérations du même genre dans le monde entier»

Votre championnat du monde, vous l’avez gagné où?

En Australie sur la Gold Coast, un endroit magique. On est très fier.

Combien de sauts à votre actif?

Je viens d’atteindre les 8 500 sauts et 2 000 heures en simulateur.

En 8 500 sauts, vous avez déjà eu une énorme frayeur?

Oui et non, la peur est toujours là surtout au début de la formation, heureusement d’ailleurs. La peur, c’est un système d’alarme nécessaire à l’être humain. La peur s’est atténuée, mais elle revient quand on fait des sauts, comme en novembre, on a été sauté au-dessus des pyramides en Égypte. Et là, on a fait un saut de nuit. C’était une première, la peur est revenue. Mais, on fait un sport très progressif, on ne se met pas en danger, car il est très réglementé.

Vous êtes professionnel du parachutisme, on gagne bien sa vie?

Dans ce sport, il faut donner des cours, être moniteur de vol. Pour le moment, on est en stand-by dans le travail, on fait des opérations dans le monde entier, on répond à des invitations.

De Bora Bora à la Barrière de corail jusqu’à Arlon

De retour de Copacabana à Rio, et après les pyramides de Gizeh en Égypte; la grande barrière de corail, l’Ayers Rock en Australie; le lagon de Bora Bora, l’Etna, Le Cap, le couple lyonnais était venu dire bonjour à leur cameraman qui travaille à LuxFly.

La responsable Magaly Braft gère LuxFly et profite de la venue du trio de champions du monde pour rappeler que son simulateur est unique en Europe. Avec un investissement de 10 millions d’euros, le Covid aura changé les plans du couple propriétaire. «On a ouvert en plein Covid, ce n’est pas évident du tout, c’est une situation malheureuse, on essaie de survivre. L’impact est énorme, notre public, c’est une partie de la France, le Luxembourg, l’Allemagne. On a des Italiens, des Portugais, des Américains qui viennent ici. Et cela n’est pas possible. Des Américains ont déménagé pour venir travailler chez nous».

La chambre de vol fait 22 mètres, c’est la plus haute d’Europe, selon Mme Braft. Comme instructeur, on retrouve Baptiste Welsh, le cameraman du duo qui travaille à Arlon. Ses vidéos sont soufflantes d’esthétisme: un véritable ballet, une ode à la légèreté