CORONAVIRUS

«Il serait courageux d’attendre pour les assouplissements», estime Van Ranst

«Il serait courageux d’attendre pour les assouplissements», estime Van Ranst

«Je suis inquiet», dit Marc Van Ranst. BELGA

Ce serait une décision courageuse d’attendre que le seuil de 500 patients en soins intensifs soit atteint avant d’assouplir les mesures, a déclaré jeudi le virologue Marc Van Ranst (KU Leuven) en prélude au comité de concertation de vendredi.

«Mon conseil pour demain est le suivant: soyez sages et prudents.»

Ce vendredi, le Comité de concertation se réunira à nouveau pour réévaluer les mesures sanitaires. Il y sera notamment question de l’ouverture des terrasses. À l’issue du précédent Comité de concertation, le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) avait déclaré que les hôpitaux belges devaient se trouver sous la barre des 500 patients Covid admis aux soins intensifs pour que de nouveaux assouplissements soient autorisés. Or, la pression sur les hôpitaux reste très élevée avec un palier qui semble se former à quelque 900 patients en soins intensifs.

«Je suis inquiet», dit le virologue. «Nous sommes actuellement sur un plateau élevé, ce qui est une situation très inconfortable. Je pense que la santé publique et la prudence priment sur les accords avec les secteurs.»

M. Van Ranst dit ne pas vouloir influencer les discussions de demain. «Les décisions seront purement politiques. La question importante est de savoir si le seuil des 500 patients Covid admis aux soins intensifs sera respecté. Soit on s’en tient au taux d’occupation des unités de soins intensifs et les dates d’assouplissement convenues devront être reportées. Soit, on respecte les dates annoncées mais il est très peu probable que les chiffres baissent suffisamment d’ici là. Les responsables politiques sont confrontés à une décision très difficile», a-t-il estimé.



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