ENGHIEN

LaSemo demande des perspectives claires pour relancer la culture cet été

LaSemo demande des perspectives claires pour relancer la culture cet été

L’équipe du festival LaSemo lance un appel en vue du Comité de concertation. ÉdA

L’équipe du festival enghiennois LaSemo lance un appel aux responsables politiques en vue du Comité de concertation de ce vendredi. Les organisateurs demandent au gouvernement des perspectives claires pour pouvoir se réinventer cet été. Un besoin vital pour tous les artistes, le public et un secteur à bout de souffle.

En juillet 2020, Ceci n’est pas LaSemo a offert une bouffée de culture à plus de 6 000 personnes ravies, en toute sécurité. Aucun cluster, aucun cas n’a été identifié. Un an plus tard, la préparation d’une version réinventée du festival ne peut toujours pas être lancée par les organisateurs. Comme leurs confrères, ils sont dans l’attente d’une décision claire sur l’annulation des grands événements de l’été. Sans cette confirmation gouvernementale officielle précise (une interdiction jusqu’au 1er août des événements de plus 5 000 personnes, par exemple), la situation demeurera intenable pour les organisateurs. Certains événements ayant déjà dû se résoudre, seuls, à l’annulation ou au report de leur manifestation culturelle, avec toutes les difficultés que cela représente.

L’équipe de LaSemo demande aujourd’hui, plus que jamais, des perspectives claires de reprise du secteur culturel. Ces perspectives sont nécessaires pour préparer ces moments d’évasion et de culture à une population essoufflée par des mesures contraignantes. Cette année, l’équipe de LaSemo a lancé «Explorarium», un événement en plein air créé de toutes pièces pour être 100% COVID-proof. Malgré la mise en place de protocoles sûrs, les deux premières éditions de ces balades immersives sans risques pour le public n’ont pas pu avoir lieu. « Nos protocoles sont sûrs depuis des mois. Une fois de plus, le professionnalisme et l’expertise des opérateurs événementiels ont été balayés sans discussion par des mesures incohérentes», regrette Samuel Chappel, directeur-fondateur de LaSemo.

À l’heure actuelle, l’équipe du festival est bloquée au stade de l’écriture de multiples scénarios, sans savoir dans quelle direction le vent politique tournera. Alors qu’aucun cas n’a été décelé lors des événements de l’été dernier. Alors que des études et événements tests réalisés partout en Europe montrent que la Culture en plein air est entièrement sûre, le Codeco se borne à une gestion «risque zéro» à l’horizon infini. Impossible pour les organisateurs de commencer la mise en place opérationnelle de quelconque événement, sans une communication gouvernementale nécessaire pour avancer alors que ces événements nécessitent plusieurs mois de préparation. Sans protocole, aucun projet ne peut être finalisé, ni même réellement commencé.

Le Comité de concertation se réunira ce vendredi, afin de trancher sur l’horizon culturel et le plan plein air de l’événementiel. Dans cette optique, les organisateurs demandent aux responsables politiques de libérer le secteur des mesures incohérentes qui l’étouffent depuis des mois. Pour tout un secteur en pleine crise, les organisateurs demandent au Codeco:

• De rouvrir la Culture sans plus attendre, avec des mesures sécurisées mais réalistes;

• De donner au secteur des protocoles clairs pour imaginer des événements alternatifs et/ou à jauge réduite;

• De donner au secteur des perspectives claires: un événement, un spectacle ne se crée pas et ne s’organise pas en quelques semaines;

• D’autoriser, dès début mai, des spectacles avec une capacité de 200 personnes en plein air et 100 personnes en intérieur;

• Des soutiens financiers concrets et des fonds de relance adaptés;

• D’acter l’autorisation d’un service minimum de la culture: avec 50 personnes en intérieur et de 100 en extérieur. Pour ne plus jamais fermer complètement la Culture, pour répartir équitablement le poids des mesures et apprendre à vivre avec le virus.