FOOTBALL

La fédération allemande, le Bayern, Dortmund et Leipzig rejettent la Super League

La fédération allemande, le Bayern, Dortmund et Leipzig rejettent la Super League

Dortmund et le Bayern (ici Meunier face à Coman) ont refusé de rejoindre la Super League. Reporters / DPA

Aucun club allemand de football ne figure parmi les douze grands d’Europe qui ont annoncé la création de la Super League, compétition fermée, appelée à entrer en concurrence avec les compétitions de clubs de l’UEFA.

Les clubs de la Super League sont issus jusqu’à présent d’Espagne, d’Angleterre et d’Espagne. Trois autres clubs, puis cinq autres sont appelés à les rejoindre à l’avenir. Parmi les grands noms actuels qui manquent figurent les clubs allemands du Bayern Munich, du Borussia Dormund ou encore du RB Leipzig.

Ils ne sont pas disposés à se joindre aux dissidents.

Selon le président du conseil d’administration de Dortmund, Hans-Joachim Watzke, les deux clubs allemands ne sont pas ouverts à l’idée de rejoindre la Super League. «Les membres du conseil d’administration de l’ECA (Association européenne des clubs) ont confirmé lors d’une réunion virtuelle dimanche soir que la décision de la semaine dernière est toujours en vigueur. Cela signifie que les clubs sont derrière la réforme prévue de la Ligue des champions», a déclaré Watzke qui, comme le directeur du Bayern Munich, Michael Gerlinger, siège au conseil d’administration de l’organisation faîtière des clubs de football européens. «Les deux clubs allemands représentés au conseil d’administration de l’ECA ont la même position dans toutes les discussions.»

La DFB, la fédération allemande, est sans surprise solidaire de l’UEFA dans son opposition à la Super League.

«La Fédération allemande de football (DFB) se positionne clairement contre le concept d’une Super League européenne. Dans le football, la performance sportive est au coeur de tout. C’est elle qui détermine la promotion et la relégation ainsi que la qualification pour les compétitions respectives. Les intérêts économiques de quelques clubs ne doivent pas prévaloir sur la solidarité pratiquée dans le football. Chaque club devra décider s’il veut continuer à faire partie du football solidaire dans son ensemble ou s’il veut poursuivre uniquement ses propres intérêts égoïstes, en dehors de l’UEFA et des fédérations nationales de football. La DFB soutient donc clairement la ferme déclaration conjointe de l’UEFA avec les ligues et associations nationales d’Angleterre, d’Italie et d’Espagne».

En cours de journée, Leipzig a affirmé sa position. «Nous sommes des défenseurs des compétitions sportives», a déclaré le directeur général du club. «Dans le football professionnel, la compétition sportive prévoit que l’on se batte dans le cadre d’un championnat national, afin d’atteindre une place au classement qui permette ensuite de participer à une compétition internationale. Selon nous, il ne convient pas de changer cela», a ponctué Oliver Mintzlaff.