TOURNAI

Le ras-le-bol de l’horeca tournaisien: «Laissez-nous ouvrir le 1er mai...»

Le ras-le-bol de l’horeca tournaisien: «Laissez-nous ouvrir le 1er  mai...»

31 cafetiers et restaurateurs ont participé au projet. Montage EDA

Ils sont 31 cafetiers et restaurateurs à avoir exprimé leur cri du cœur dans une vidéo: «Laissez-nous travailler le 1er mai».

Vincent Degels (Les Pèlerins), Ye Wei Fen (Le grain de sable), Mathis Lambert (Le Nou), Eric Bonnet (La Table d’Eric), Sonia Oufella (Le Bara), Christophe Debondues (L’îlot doré), Emilie Lepers (Le Flore) sont quelques-uns des commerçants, représentants de l’horeca tournaisien, à avoir ainsi exprimé leur ras-le-bol à l’égard de décisions prises au niveau fédéral, qui ne sont rien d’autre à leurs yeux que de la «poudre aux yeux». «L’ouverture des terrasses le 8 mai nous laisse le sentiment d’une injustice profonde», déplore Robert Delvigne.

 

Le président de l’association générale des commerçants dit quelques mots d’introduction au début de la vidéo, en compagnie de Philippe Trenteseaux, le patron du Beffroi. Celui-ci insiste: «C’est complètement discriminatoire pour tous nos collègues qui ne possèdent pas de terrasse. Et il y a trop longtemps que notre personnel ainsi que nos fournisseurs attendent sans avoir les ressources nécessaires pour subvenir à leurs besoins.»

 

Le secteur est confronté à de graves difficultés, quand ce ne sont pas des drames humains. «Chacun a des soucis qui lui est propre. Mais le fil conducteur de cette vidéo réalisée à l’initiative du collectif horeca de notre association est de proposer un message commun et collectif pour dire très fort: ça suffit, laissez-nous ouvrir nos établissements».

 

Emilie Lepers, du Flore témoigne avec émotion: «Nous aussi sommes essentiels; pour nos employés, nos brasseurs, nos livreurs». Vincent Degels (Les Pèlerins): «Les aides sont insuffisantes, surtout en Wallonie». Ye Wei Fen (Le Grain de sable) résume son sentiment en une phrase: «Notre clientèle nous manque, laissez-nous ouvrir le 1er mai».

 

Robert Delvigne insiste: il n’est absolument pas question d’ouvrir les établissements le 1er mai prochain. «On sait qu’on ne peut pas ouvrir ce jour-là, et on ne le fera pas. On ne veut pas mettre en porte-à-faux notre clientèle, ni la police, ni personne d’autre. Il s’agit avant tout d’un message fort de personnes plongées dans un profond désarroi».

 

La date choisie, celle du 1er mai, est hautement symbolique pour sensibiliser l’opinion publique à la situation de l’horeca: «On veut travailler et on nous en empêche depuis des mois. Nous sommes des battants, nous ne baissons pas les bras, mais le désespoir est là. C’est tout un secteur qui n’en peut plus. Même ceux qui avaient trouvé un certain équilibre avec le Take away vont en pâtir de cette nouvelle situation: des clients iront chez ceux qui ouvriront leur terrasse».

 



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