JOGGING

L’Huppaytoise (re)donne du bonheur

Si le mode virtuel était une inconnue et une nouveauté pour le Challenge du BW, le succès est au rendez-vous avec l’épreuve d’Huppaye.

Les joggeurs du Challenge du Brabant wallon l’attendaient depuis plus d’un an. Ce samedi, et pour une semaine encore, ils ont pu retrouver le chemin d’une épreuve avec l’ouverture de la saison 2021 disputée avec une toute nouvelle organisation, l’Huppaytoise.

Ce sont les JTP Blancs Gilets qui sont à la manœuvre de l’ouverture du Challenge cher à Patricia et Marcel Denis. Vu la situation actuelle, c’est en mode virtuel que la saison a été lancée sur un parcours totalement inédit, avec deux distances de 5 et 12,5 kilomètres faisant la part belle aux campagnes.

Forcément, avec ce nouveau concept, régnait une inconnue au niveau de la participation des joggeurs. Mais après un peu d’hésitation, l’engouement s’est manifesté puisque, à ce jour, 470 joggeurs ont déjà enregistré leur inscription alors que celles-ci pourront être validées jusqu’à dimanche.

Dès 8 h samedi matin, les premiers participants s’élançaient sur un parcours balisé, sous le soleil, et ce n’est pas le petit vent frais qui a refroidi les ardeurs des joggeurs, visiblement heureux d’être là.

Malgré les règles de distanciation, les participants revoient de loin des visages connus, des partenaires de course avec qui ils avaient l’habitude, par le passé, de courir.

Des ânes en spectateur

Une fois lancés, les joggeurs profitent d’un parcours varié, faisant la part belle aux campagnes. Le début est assez accidenté, avec un peu de pavés et des chemins de campagne. Sur le côté du tracé, comme spectateurs attentifs, un trio d’ânes qui fait le bonheur des amoureux de selfies. Assurément les vedettes du tracé.

Un long faux plat emmène ensuite les joggeurs vers Hédenge mais chez les participants, le plaisir est là. Les mollets piquent mais on ne les sent visiblement pas. Après une boucle du côté d’Autre-Église et un passage devant l’hôtel du Koru, retour sur Huppaye via le Ravel et un long faux plat descendant mis à profit pour prendre du rythme, malgré un vent de face.

Un crochet par Molembais et voilà les participants de retour au terrain de football local, lieu de départ et d’arrivée. Là, des visages rayonnants, des participants comblés. Le challenge du BW a démarré et les joggeurs sont là.

Des coureurs unanimes

À l’issue de la course, les commentaires allaient bon train du côté des participants. Pour Olivier Delhautte, «c’était un chouette parcours, comme d’habitude, et avec un fléchage parfait. Merci pour cette organisation et espérons pouvoir le refaire en condition normale.»

Pour Adeline Vandenhoven Vandeclisse, «ce parcours était juste au top. Le premier mais loin d’être le dernier.»

Habituée au Challenge, Delphine Permentier stressait à l’idée d’avoir un tracé sans signaleur, avec la peur de se perdre. «Arrivée sur le départ, je n’ai même pas réalisé d’échauffement, je me disais juste dans ma tête de suivre les flèches rouges. Au final, le balisage était juste parfait. Je n’ai même pas eu le temps de stresser, il y avait des flèches partout.»

Sans peloton, il y avait moins de repères ou de lièvres. C’était donc une autre manière de courir pour les joggeurs qui se référaient à des coureurs situés dans leur ligne de mire, pour se motiver à aller les rechercher.

Florence Pirson est également une habituée. «Quel bonheur de pouvoir reprendre les courses, même différemment. Il y avait une chouette ambiance car on a revu quelques têtes connues sur le parcours mais aussi avant ou après la course. Le parcours est chouette. C’est super de pouvoir enfin recourir en ayant un objectif.»

Actuellement, c’est le Chaumontois Romain Paul qui, avec un temps de 39'36 pour les 12,5 km, mène la danse. Il reste jusqu’au 25 avril à 20 heures pour améliorer le chrono.

 

La première course de Patricia Denis

L’Huppaytoise (re)donne du bonheur
Une première pour Patricia Denis, l’occasion de faire le parcours d’une épreuve du Challenge ÉdA

Au four et au moulin lors des organisations, Patricia Denis n’a jamais, jusqu’à ce week-end, eu l’occasion de découvrir les parcours proposés pour les participants. «Le jour de la course, je m’occupe de bien des choses, au niveau administratif essentiellement. Du coup, il est impossible pour moi de faire le parcours. Pour le début de cette saison, j’avoue que l’on a hésité longtemps. À la base, nous n’étions pas favorables au virtuel, mais on a constaté que d’autres challenges avaient osé et que les joggeurs répondaient présents. Nous avons vu que les demandes de dossards pour 2021 connaissaient un certain succès. On s’est donc décidé avec l’organisateur. Au final, on ne le regrette pas. Les participants répondent favorablement, on voit qu’il y a du monde, tout le monde se félicite de la reprise et du parcours visiblement agréable et apprécié. Moi, j’ai l’occasion de faire le parcours en marchant avec ma fille et son enfant, c’est une première et cela n’est pas pour me déplaire. On passe un bon moment, c’est une autre façon de vivre une journée de course, moins stressante aussi.»