LIÈGE

Un mort et 2 blessés à Bressoux: une rivalité entre bandes kurde et tchétchène, des tirs à la kalachnikov

Un mort et 2 blessés à Bressoux: une rivalité entre bandes kurde et tchétchène, des tirs à la kalachnikov

Les faits se sont produits vendredi aux alentours de 17h, avenue de Nancy à Bressoux. EdA Thomas Longrie

Vingt-huit personnes ont été interpellées vendredi soir après l’affrontement mortel survenu à Bressoux.

L'affrontement survenu ce vendredi en fin d'après-midi à Bressoux est la conséquence d’une rivalité entre deux bandes de jeunes kurdes et tchétchènes, a indiqué samedi le parquet de Liège. L’altercation a fait un mort et deux blessés. Plusieurs lignes de bus TEC sont perturbées.

Les faits se sont produits vendredi aux alentours de 17h00, avenue de Nancy à Bressoux. Un jeune d’origine tchétchène à bord de son véhicule a été pris à partie par un groupe de personnes encagoulées, qui «ont utilisé des battes de baseball pour s’en prendre au véhicule. Le chauffeur a tenté de prendre la fuite mais a percuté plusieurs autres véhicules en stationnement avant que l’on fasse feu sur lui», a détaillé le procureur de division au parquet de Liège, Damien Leboutte.

Ces faits sont survenus après un premier incident jeudi soir. Une altercation a eu lieu à une station-service Total à Liège entre des individus kurdes et tchétchènes. Le gérant et deux clients ont tenté de s’interposer. L’un a été blessé et est en incapacité de travail d’un mois. «Deux majeurs et un mineur ont été interpellés pour ces faits et déférés devant le parquet», a ajouté le procureur de division.

Vingt-huit personnes ont été interpellées dans le cadre de ce dossier et étaient toujours auditionnées samedi après-midi, a précisé le parquet. Elles sont toutes d’origine tchétchène. Plusieurs armes lourdes ont été retrouvées par les forces de l’ordre, comme un fusil AK-47 (Kalachnikov) visible sur une vidéo concernant l’affaire postée sur les réseaux sociaux.

Le parquet, un juge d’instruction, un médecin légiste et un expert balistique sont descendus sur place vendredi soir, a-t-il ajouté.

Un bus TEC touché

Un bus des TEC a en outre été touché par un jet de pierre durant l’affrontement. En réaction, plusieurs lignes ont été déviées voire annulées durant le week-end.

«Les TEC n’étaient pas visés mais, par précaution, les lignes 17, 60, 67, 68 et 69 ne passent plus par ce quartier et la ligne 18 est supprimée. Une évaluation de la situation sera faite dimanche soir», a précisé à Belga la porte-parole Carine Zanella.