HERSTAL

169 emplois sauvés dans le secteur de l’aéronautique à Herstal

169 emplois sauvés dans le secteur de l’aéronautique à Herstal

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Les 169 emplois de l’entreprise TAC Technical Airborne Components Industries établie à Milmort ont pu être sauvés.

Le combat syndical paie encore, même si le chemin d’une solution est parfois long et sinueux. C’est la conclusion évidente de l’excellente nouvelle qui a été communiquée ce mardi au front commun syndical FGTB Métal – SETCa – CSC Metea de l’entreprise TAC Technical Airborne Components Industries établie à Milmort.

Ce sont ainsi 169 emplois de grande qualification qui sont sauvés dans le secteur de l’aéronautique.

TAC appartenait au groupe américain TransDigm et est un spécialiste mondial des bielles et pièces mécaniques pour l’industrie aéronautique. On retrouve des pièces TAC dans la plupart des avions commerciaux, et notamment sur les Airbus, mais aussi chez d’autres fabricants. TransDigm avait décidé l’an passé de fermer l’entreprise et de rapatrier son activité aux Etats-Unis. Cette décision avait provoqué l’incompréhension et la colère des travailleurs. L’entreprise était prospère, le marché porteur au-delà de la crise sanitaire et la compétence du personnel reconnue mondialement.

Le front commun syndical a refusé immédiatement la fatalité de la fermeture et a frappé à toutes les portes pour contrer l’inéluctable. Après de nombreuses péripéties et avec le soutien de plusieurs acteurs économiques wallons, dont la SIRW, plusieurs offres de reprise ont été déposées et ont abouti à un accord avec Searchlight Capital Partners. Cette société d’investissement anglo-saxonne dispose d’un portefeuille substantiel dans l’aéronautique et a notamment repris en 2019 la mythique société française LATECOERE (les avions que pilotait notamment Antoine de St Exupéry).

C’est une nouvelle réjouissante et bienvenue pour la région liégeoise. La FGTB Métal, le SETCa et la CSC Metea constatent qu’une nouvelle fois la mobilisation des travailleurs a payé. Ceux-ci ont suivi dès le début une stratégie cohérente et ordonnée qui a permis le succès.

«Nous avions à faire à des travailleurs hyper compétents et à un secteur de pointe, fallait-il encore pouvoir regrouper toutes les énergies à un moment où les perspectives à court terme n’étaient vraiment pas très bonnes», expliquent Antonio Fanara (FGTB Métal), Patrick Masson (SETCa) et René Petit (CSC Metea). «Nous sommes évidemment heureux, mais cela ne doit pas nous empêcher d’être vigilants pour la suite. Nous surveillerons avec la même intensité les opérations concrètes de reprise et les projets économiques et industriels que nous proposeront les nouveaux propriétaires pour accélérer la croissance du site de Milmort.»