CORONAVIRUS

De Croo appelle les entreprises à utiliser les tests rapides sur les lieux de travail

De Croo appelle les entreprises à utiliser les tests rapides sur les lieux de travail

Illustration AFP

Plus de 300 entreprises ont déjà demandé à utiliser des tests rapides Covid-19 proposés gratuitement par le gouvernement, a affirmé lundi le Premier ministre Alexander De Croo, qui a appelé lors d’une visite de terrain d’autres sociétés à suivre cet exemple.

Le gouvernement fédéral a mis un million de ces tests à disposition des entreprises - essentiellement privées, mais aussi publiques, comme Proximus, Bpost et même le ministère de la Défense - et 317 ont déjà demandé à en bénéficier pour tester leur personnel ne pouvant recourir au télétravail, idéalement deux fois par semaine.

«Le télétravail est obligatoire», a rappelé M. De Croo (Open Vld) devant quelques journalistes à l’occasion d’une visite au vaste centre de distribution du groupe Delhaize installé à Asse (Brabant flamand), l’une des entreprises qui effectue les premiers tests antigéniques sur ses lieux de travail.

Mais certaines tâches exigent une présence sur le lieu de travail, a-t-il souligné, en citant comme exemple le travail dans une grande surface ou dans un centre de distribution, comme celui qu’il a visité en petit comité.

Du stock d’un million de tests rapides commandés pour la période allant du 1er avril au 1er mai, 265.000 ont déjà été fournis aux entreprises. Le stock restant est donc de 645.000 tests. Le gouvernement estime que ces tests rapides - également disponibles dans les pharmacies pour les particuliers - peuvent contribuent à contenir la pandémie de coronavirus dans les secteurs où le télétravail est impossible.

«Là où on les emploie, c’est très utile pour regarder où se trouvent des cas positifs, même asymptomatiques et pouvoir intervenir très rapidement pour éviter que davantage de personnes soient contaminées sur le lieu de travail», a affirmé M. De Croo.

«Tous les jours nous voyons d’autres sociétés montrer leur intérêt», a-t-il ajouté.

Pas de ruée sur les autotests

La première semaine de vente en pharmacie des autotests Covid-19 s’est déroulée dans le calme, a fait savoir lundi Georges Verpraet, porte-parole de l’Association pharmaceutique belge (APB).

L’autotest, similaire au test rapide, ne nécessite pas l’intervention d’un membre du personnel médical.

Sa mise en vente dans les pharmacies le 6 avril n’a pas provoqué de ruée dans ces commerces, selon M. Verpraet. «L’offre et la demande sont accordés, ce qui signifie que chaque citoyen qui désire se procurer un autotest peut aujourd’hui le faire», indique-t-il.

L’Agence fédérale des médicaments et produits de santé (AFMPS) a approuvé la mise en vente de deux modèles. Seul celui développé par Roche est encore disponible en pharmacie, le modèle de Biosynex devant faire son retour «au courant du mois d’avril», selon Georges Verpraet.

Les personnes bénéficiant de l’intervention majorée (BIM) peuvent se procurer un autotest au prix d’un euro. Pour les autres, son prix est fixé entre sept et huit euros.



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