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Huit choses inspirées par le nom du prince Philip

Huit choses inspirées par le nom du prince Philip

Le prince Philip, décédé vendredi, laissera sa marque Photo News

Le prince Philip, décédé vendredi, laissera sa marque à travers des événements ou phénomènes parfois inattendus portant son nom. En voici 8.

Le culte du prince Philip

Une tribu du Vanuatu considère le prince comme une divinité associée aux esprits du volcan Yasur. Selon la mythologie, un esprit a quitté une montagne voisine, s’est envolé pour un pays lointain et a épousé une reine.

Ce culte s’est développé après la visite du prince Philip, qui s’était rendu en uniforme immaculé de la marine au Vanuatu en 1974.

Il est observé par les habitants du village de Yaohnanen sur l’île de Tanna. Au fil des ans, le duc a envoyé aux villageois trois portraits officiels, dont l’un où il pose avec un bâton de guerre qu’ils lui avaient envoyé.

Les prix du Duc d’Édimbourg

Fondés en 1956, ces prix d’excellence destinés aux jeunes, conçus pour encourager l’autonomie et le goût du service, sont inspirés par la philosophie de Kurt Hahn, fondateur d’une école en Écosse où a étudié le prince Philip. Ils récompensent des jeunes qui se sont distingués par leur engagement associatif, leurs performances physiques ou par leurs expéditions.

En 2018, plus de six millions de personnes avaient participé à ce programme en Grande-Bretagne et deux millions d’autres dans 143 autres pays.

La médaille du Prince Philip

Fondée en 1989, cette médaille en or est décernée tous les deux ans à un ingénieur de n’importe quelle nationalité qui a apporté une contribution exceptionnelle à l’ingénierie. Parmi les récipiendaires figurent Frank Whittle, l’inventeur du moteur à réaction et la légende de la Formule 1 Ron Dennis.

Le glacier Prince Philip

Ce glacier coule vers le sud sur une distance d’environ 20 milles marins entre Cobham et Holyoake Ranges, dans le glacier Nimrod, en Antarctique. Il a été baptisé ainsi en 1966.

Le prix des designers Prince Philip

Ce prix de design, le plus ancien en Grande-Bretagne, a été lancé en 1959. Il récompense les designers qui ont excellé et innové. Parmi les gagnants, l’inventeur de l’aspirateur sans sac James Dyson, l’architecte Norman Foster, et l’illustrateur Quentin Blake.

La course duc d’Edimbourg

Cette course hippique, ouverte aux chevaux âgés de trois ans et plus, se déroule à Ascot en juin sur une distance de 2.406 mètres. Elle a prix le nom du prince Philip en 1999.

La clinique dentaire Prince Philip

Ouvert par le duc en 1981, ce centre hospitalier universitaire abrite la faculté de médecine dentaire de l’Université de Hong Kong, désignée meilleure école dentaire du monde en 2016. Deux dentistes sur trois à Hong Kong y ont suivi une formation ou y ont obtenu leur diplôme.

Les marches du prince Philip

Un chemin particulièrement raide de l’île de Genovesa, une île d’Equateur située dans l’archipel des Galapagos, a été nommé en l’honneur du duc qui s’y est rendu en 1965 et en 1981. En empruntant ces marches de roche naturelle, les visiteurs peuvent observer de nombreux oiseaux marins et des otaries à fourrure, avant d’arriver à un point de vue donnant sur des plaines de lave.

 

Cinq choses peu connues sur le prince Philip

Peintre ou amateur de compétitions d’attelages, le prince Philip, décédé vendredi à l’âge de 99 ans, a cultivé sa singularité au sein d’une famille royale britannique corsetée.

Voici cinq facettes moins connues de l’époux d’Elizabeth II, la monarque au règne le plus long de l’histoire britannique.

 

Sacrifices pour une princesse

 

Philip, né en 1921 sur l’île grecque de Corfou où il vécut jusqu’à l’âge de 18 mois, a dû faire des sacrifices pour pouvoir épouser la princesse Elizabeth en 1947.

Il renonce d’abord à son titre de prince de Grèce et du Danemark pour prendre la nationalité britannique et devenir duc d’Edimbourg peu avant son mariage, puis prince du Royaume Uni en 1957.

Après la mort du roi George VI qui propulse son épouse sur le trône en 1952, Philip renonce à sa carrière d’officier dans la Royal Navy.

Orthodoxe, il accepte d’adhérer à l’anglicanisme et, pour faire plaisir à sa fiancée, arrête de fumer.

 

«Grossier»

 

Si Elizabeth a toujours décrit le duc d’Edimbourg comme son «roc» et son «soutien», la famille Windsor est loin d’être convaincue par le fiancé qu’elle leur présente.

A en croire Sir Harold Nicolson, diplomate et écrivain, le roi George VI et son épouse le trouvaient «grossier, impoli et sans manière» et estimaient «qu’il serait probablement infidèle». Ils tentèrent de présenter à leur fille d’autres candidats plus conformes au profil qu’ils recherchaient.

L’aristocratie britannique était, en cette période d’après-guerre, très mal à l’aise avec les accointances allemandes du prince. En privé, on rapporte que la reine-mère le surnommait «Le Hun». Les trois soeurs du prince, mariées à des princes allemands proches du Reich, n’ont pas été invitées à son mariage avec Elizabeth.

 

«Mon chou»

 

C’est Stephen Frears, réalisateur de «The Queen», qui vend la mèche du petit surnom royal. Dans une scène du film sorti en 2006, on y voit le prince Philip lancer à son épouse en entrant dans son lit, «pousse-toi, chou!» (move over, cabbage!).

«J’ai enquêté auprès du cercle royal et j’ai appris de source sûre que c’était comme ça que le duc appelait la reine», a affirmé le scénariste Peter Morgan interrogé à l’époque par le Times.

Ce terme affectueux proviendrait d’une traduction littérale du «mon chou» français, pays où le prince Philip vécut pendant sept ans pendant son enfance.

 

Tensions avec Charles

 

Les relations avec son fils aîné, Charles, «n’ont jamais été particulièrement chaleureuses» et tombèrent «au plus bas» en 1995, selon l’hebdomadaire Mail on Sunday.

Les deux hommes seraient entrés «en guerre» après la décision du duc de faire abattre 63 chênes dans le parc du château des Windsor. Le prince Charles aurait accusé son père de vandalisme, selon le journal.

Philip, généralement décrit comme un père froid, avait décidé d’envoyer le jeune Charles à Gordonstoun, austère pensionnat écossais où il fut lui-même élevé. «Un Colditz en kilts», devait commenter Charles ultérieurement, en référence à la forteresse allemande pour prisonniers de guerre.

 

Peintre et collectionneur

 

On connaît son goût pour l’équitation, le polo et les compétitions d’attelages, discipline dans laquelle il concourait pour le Royaume-Uni. Amateur de sensations fortes, il aime également piloter.

Mais on connait moins son goût pour la peinture: collectionneur de tableaux, il est également peintre à ses heures. En 1965, il réalise «Le petit-déjeuner de la reine, château de Windsor».

 

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