CORONAVIRUS

Moins de 56 ans déjà vaccinés avec AstraZeneca: que faire pour la deuxième dose?

Moins de 56 ans déjà vaccinés avec AstraZeneca: que faire pour la deuxième dose?

Si on a déjà reçu une dose du vaccin AstraZeneca, que faire avec la seconde dose? Reporters / DPA

Le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem a fait le point sur la stratégie de notre pays concernant la deuxième dose de vaccin, suite aux recommandations de l’EMA à propos du vaccin AstraZeneca.

 

 

Ce mercredi, l’Agence européenne des médicaments a recommandé de tenir compte d’effets secondaires du vaccin anti-Covid-19 d’AstraZeneca, notamment des caillots sanguins, engendrant de très rares cas de thromboses.

Suite à cette annonce, et bien que «les bénéfices dépassent largement les risques», certains pays ont décidé de modifier les tranches d’âge pour lesquelles le vaccin serait administré. C’est notamment le cas en Belgique, où le vaccin AstraZeneca ne sera plus administré qu’aux personnes de 56 ans et plus.

«Le vaccin AstraZeneca appelle normalement une seconde dose 12 semaines après la première dose. Au vu des dates, cette seconde dose ne devrait commencer à être administrée qu’entre début et mi-mai, donc dans 3 à 4 semaines», rappelle Yves Van Laethem.

Dès lors, si certaines personnes de moins de 56 ans ont déjà reçu une première dose du vaccin AstraZeneca, que faire pour la seconde dose?

 

Selon certains experts, si on n’a pas eu de problème à la première dose, on n’en aura pas à la seconde. Pour d’autres, ceci reste quelque chose d’hypothétique.

 

«Certains États ont décidé d’opter pour un changement dans la deuxième dose, notamment l’Allemagne et la France. Au contraire de la Grande-Bretagne, qui vaccine toujours avec un vaccin AstraZeneca pour la deuxième dose. La Grande-Bretagne a déjà employé plus d’un million de doses en tant que deuxième dose, et plus de 200.000 d’entre-elles ont été administrées à des personnes de moins de 55 ans, sans qu’aucun signal ne se manifeste», explique le porte-parole interfédéral.

Deux visions s’opposent donc sur le plan médical. «Selon certains experts, si on n’a pas eu de problème à la première dose, on n’en aura pas à la seconde. Pour d’autres, ceci reste quelque chose d’hypothétique. C’est pourquoi selon les États, on a choisi une manière ou l’autre d’administrer la deuxième dose.»

Suivre la France ou la Grande-Bretagne? La Belgique attend...

En France, il a été décidé d’administrer une deuxième dose avec un vaccin à ARN messager aux moins de 55 ans, si la première dose a été faite avec le vaccin AstraZeneca. La question se pose donc de savoir ce que va faire la Belgique: suivre ses voisins français ou imiter la Grande-Bretagne, qui a la plus grande expertise sur ce vaccin?

Dans notre pays, le mot d’ordre semble d’attendre plus d’informations à propos de cette deuxième dose. «On espère avoir des données sur des études menées en Grande-Bretagne depuis janvier, où on a panaché la vaccination: d’abord un vaccin AstraZeneca, puis un vaccin Pfizer, et inversement. On ne sait pas encore si ces infos seront disponibles avant le début du mois de mai mais nous suivons la situation et une décision sera prise en Belgique», conclut Yves Van Laethem.

 

 



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