BRUXELLES

Il demande son N° à une… policière en civil: premiers PV pour harcèlement de rue

Il demande son N° à une… policière en civil: premiers PV pour harcèlement de rue

(Illustration) encierro – stock.adobe.com

La zone de police de Bruxelles-Nord a distribué ses deux premiers PV dans le cadre d’une opération ciblée contre le harcèlement de rue. La zone encourage les victimes à porter plainte.

La police de Bruxelles-Nord (Schaerbeek, Sant-Josse-ten-Noode et Evere) a distribué dimanche ses deux premiers procès-verbaux dans le cadre d’une opération ciblée contre le harcèlement de rue, a indiqué mercredi le parquet de Bruxelles.

Il s’agit de la seconde opération du genre dans le quartier nord. La première qui avait eu lieu le 17 mars dernier n’avait pas donné lieu à des PV. Les policiers avaient cependant sensibilisé des auteurs de remarques, qui ne constituaient pas des infractions.

Le premier suspect âgé de 26 ans a demandé à la policière avec insistance son numéro de téléphone tout en la suivant sans son consentement. Le second suspect âgé de 41 ans a regardé la policière en lui criant des propos obscènes et en mimant un acte sexuel avec sa langue.

Comme à Liège

La police de Bruxelles-Nord a adapté un modèle d’opération mis en place par la police de Liège, partagé via le réseau d’échange de bonnes pratiques «Intersection». Il se fonde sur la loi sur le harcèlement de rue de 2014. Concrètement, une policière en civil est suivie par deux policiers, également en civil, chargés d’interpeller les auteurs de remarques sexistes en flagrant délit, et ce notamment afin d’avoir des preuves à charge.

La police de Bruxelles-Nord va poursuivre ce type d’opérations dans différents quartiers de son territoire. Une collecte d’informations sur les lieux les plus problématiques est en cours.

La police encourage les victimes à porter plainte. Cela lui est notamment utile pour identifier les lieux les plus problématiques. «Les victimes hésitent à déposer plainte», reconnaît le commissaire divisionnaire, Frédéric Dauphin, chef de corps de la police de Bruxelles-Nord. «C’est particulièrement le cas lorsque les faits de harcèlement ne se traduisent pas par des violences physiques».

Une brochure pour sensibiliser les victimes, les témoins, mais également les potentiels auteurs est en cours de réalisation.