WALLONIE PICARDE

Pollution de l’Escaut: évaluation en cours

Pollution de l’Escaut: évaluation en cours

(Illustration) ÉdA

Ce 9 avril, nous fêtons le triste premier anniversaire de la pollution majeure de l’Escaut dont l’entreprise française Tereos est responsable suite au déversement dans le fleuve du contenu d’un bassin de décantation de la sucrerie, engendrant la mort de quasi tous les poissons et provoquant un véritable cataclysme pour la biodiversité du tronçon concerné.

Si la justice doit poursuivre son travail pour déterminer les responsabilités, une chose est sûre, la communication entre les différents partenaires n’a pas été optimale.

Un an après, pour éviter que pareil scénario ne se reproduise, le député Cornillie a voulu faire le point sur le système d’avertissement et d’alerte de la Commission internationale de l’Escaut (SAAE): «Cette évaluation a-t-elle maintenant été menée à son terme?»

La ministre de l’Environnement, Céline Tellier, a répondu: «Fin 2020, une première phase d’évaluation du SAAE a été réalisée au travers d’un questionnaire d’évaluation, qui a mis en évidence des différences dans le fonctionnement des Centres principaux d’alerte de chaque pays/régions, en termes de procédures, en ce compris les critères pour l’activation d’une alerte ou pour le traitement d’une demande d’information et de formation des agents, d’information et de communication avec les services connexes concernés par de potentielles pollutions».

Un certain nombre de recommandations ont été reprises dans les fonctionnalités à développer dans la nouvelle version numérique du SAAE 2.0, en cours d’élaboration. Les autorités compétentes vont mettre en œuvre une révision de leurs procédures.

Un groupe de travail «Pollutions accidentelles» de la CIE a été mandaté afin de «poursuivre l’évaluation à un niveau qui permette la formulation de recommandations visant l’amélioration de la prévention, de la coordination et de la communication en cas de pollutions accidentelles».

«Le processus d’évaluation et d’amélioration sera poursuivi, encore cette année, tant au sein de la CIE qu’au sein des autorités compétentes y compris en Wallonie».