MONS

Des PV après la manifestation interdite à Mons?

Des PV après la manifestation interdite à Mons?

Malgré l’interdiction, près de 200 manifestants se sont réunis pour protester contre les mesures sanitaires. Ugo PETROPOULOS

Au lendemain de la manifestation «pour les droits de tous», les autorités locales avertissent: des procès-verbaux «Covid» pourraient être rédigés et communiqués au Parquet.

Près de 200 personnes étaient présentes, mercredi, sur la Grand-Place de Mons pour assister à une manifestation «pour les droits de tous» et exprimé leur mécontentement, quant aux mesures sanitaires annoncées par l’autorité fédérale.

Le collège de la zone de police de Mons-Quévy avait pourtant décidé mardi de ne pas autoriser la manifestation en raison du contexte particulier des dernières semaines, des mesures sanitaires imposées par le gouvernement fédéral et des incidents survenus à Bruxelles et en Wallonie. Un autre élément a pesé dans l’interdiction: des «informations policières identifiant un risque élevé d’infiltration d’individus mal intentionnés à ce rassemblement», ont précisé ce jeudi les autorités locales.

Mais, «malgré l’interdiction formelle et les appels à la prudence réitérés par les autorités, les trois organisatrices ont décidé de maintenir leur appel au rassemblement et à la manifestation», a indiqué jeudi le bourgmestre de Mons Nicolas Martin.

Confrontée à cette manifestation non-autorisée, la police n’a pas sorti la grosse artillerie pour la disperser, focalisant son travail sur le maintien l’ordre public, notamment en identifiant de potentiels fauteurs de troubles.

«La gestion réussie d’une manifestation ne se mesure pas au nombre d’arrestations ou de PV», rappelle le Chef de Corps, Jean-Hubert Nicolay. «L’objectif premier est d’atteindre un juste équilibre entre les attentes des manifestants, la sécurité de la population et des commerçants et la gradation proportionnelle de l’action policière. Tout cela s’inscrit pleinement dans le principe d’une gestion négociée de l’espace public, orientée vers le dialogue et la résolution pacifique des conflits.»

Néanmoins, les participants à la manifestation pourraient ne pas en être quittes. Les autorités montoises ont souligné que «les organisatrices de la manifestation ont délibérément enfreint les lois en vigueur», soit le non-respect des règles fixées par le gouvernement dans le cadre des manifestations -50 personnes statiques maximum – et la non-autorisation de la manifestation par l’Autorité.

Des procès-verbaux judiciaires covid pourraient dès lors être rédigés, selon une source proche des autorités montoises. Du côté du parquet de Mons, on indiquait n’avoir reçu, pour l’heure, aucun PV relatif à la manifestation.