MUSIQUE

Oscar Anton éprit de liberté

Oscar Anton  éprit de liberté

Hors format, Oscar Anton a repris sa liberté et livre la playlist parfaite pour s’évader. © Ludovic James

Oscar Anton a parcouru le chemin à l’envers, signant dans une major avant de reprendre sa liberté et de livrer un rafraîchissant album.

Signé chez Polydor, Oscar Anton a fait le pari un peu fou, l’année dernière, de quitter son label pour créer librement. «Je n’étais sûrement pas la priorité de ce gros label et, d’une certaine façon, on m’empêchait de sortir des titres: en près de trois ans, j’ai sorti seulement quatre chansons. Or j’avais besoin et envie d’en sortir tout le temps. C’est comme ça que je progresse et que je me découvre artistiquement. Du coup, j’ai décidé de casser tous mes contrats et j’ai repris mon indépendance pour sortir de la musique quand et comme je le voulais.»

Se lançant un challenge personnel de sortir un pack de deux titres et un bonus chaque mois sur les plateformes de streaming, Oscar profite du confinement pour se concentrer sur des mélodies pleines d’émotions sur lesquelles viennent se coller des textes aux sens cachés, plus complexes qu’il n’y paraît. «J’ai toujours eu du mal à parler de mes expériences personnelles dans mes chansons et là, plus l’année avançait et moins je vivais de choses, je me suis donc forcé à écrire sur moi, sur ce que j’avais vécu, sur des relations passées… Il a fallu que je sois un peu moins pudique.»

Famille et amis comme nouvel environnement

Oscar Anton  éprit de liberté
«Home of Sanity» -
En résulte un album aérien où le quotidien d’un jeune homme de 23 ans se frotte à la vie. Une pop imprégnée de plein de sonorités différentes qui sent bon le large qu’il a pris à bras-le-corps et au bord duquel il a composé tout (28 quand même!) ces morceaux.

Sa musique, il l’a créée seul mais il s’est entouré au fur et à mesure d’une petite équipe et est soutenu par sa famille. «J’ai passé le premier confinement au bord de la mer dans la maison familiale. C’est un peu comme ça, par la force des choses, qu’une chanson est née avec ma sœur. Je voulais faire un clip mais je n’avais aucun moyen à part mon téléphone et la seule personne disponible pour tourner, c’était ma maman…»

En tout cas, sa décision fut la bonne: ses clips ont été vus des millions de fois, sa musique est ultra streamée et partagée au point de séduire Bob Sinclar qui a signé le remix de Bye bye. Des débuts plus qu’encourageants pour un artiste attachant qui s’est fait tout seul.

«Home of Sanity», OA Records/Filature Recordings/The Orchard.