MARCHE-EN-FAMENNE

Grève de 24 heures ce vendredi à la prison de Marche

Grève de 24 heures ce vendredi à la prison de Marche

Ce vendredi, le personnel de la prison de Marche sera en grève durant 24 heures pour dénoncer le sous-effectif. EDA Claudy Petit

Le personnel de la prison de Marche sera en grève, en front commun, ce vendredi 26 mars, à 6 h, jusqu’au samedi 27 mars à 6 h. En cause, le manque de personnel dans l’établissement marchois.

Ce vendredi, le personnel de la prison de Marche-en-Famenne partira donc en grève durant 24 heures pour alerter sur le manque de personnel au sein de l’établissement marchois. Un préavis de grève avait déjà été déposé par le front commun syndical ce 15 mars avec pour objet un manque de personnel dans cet établissement. «Il manque en effet actuellement 5 à 6% d’effectif à la prison de Marche. Difficile de travailler dans ces conditions et d’assurer tous les services aux détenus. À Marche, le régime carcéral mis en application et qui a fait ses preuves permet aux détenus de circuler assez librement au sein de leur aile. Si le manque d’effectif devait perdurer, il faudra peut-être le revoir», explique Didier Breulheid, délégué permanent justice au sein de la CSC.

Une goutte d’eau a semble-t-il fait déborder le vase au sein du personnel. «En effet, légalement, une réunion devait avoir lieu dans les quatre jours ouvrables après le dépôt de notre préavis du 15 mars, et ce en présence d’un membre de la direction régionale demandé par le chef d’établissement. Les organisations syndicales ont été conviées à cette réunion le 23 mars dernier, en dehors donc du délai prescrit par l’arrêté royal… Et, le 22 mars, une communication nous a été envoyée pour nous informer que pour des raisons impérieuses, la personne mandatée par la direction régionale ne pouvait se déplacer à l’établissement, et proposait une remise de la réunion au 30 mars cette fois. Si nous pouvons comprendre le caractère impérieux, ce dernier n’aurait pas été de mise si les délais avaient été respectés. Ce n’est évidemment ni sérieux, ni acceptable, même si une solution en vidéoconférence a été proposée», conclut Didier Breulheid.

Le quotidien perturbé ce vendredi à la prison

Ce vendredi, le quotidien des détenus de la prison de Marche risque donc de sevoir perturbé.

«Effectivement, cette grève impactera immanquablement le quotidien de la prison. Ce vendredi, il ne devrait donc pas y avoir de visites. Peut-être les détenus auront-ils droit à une sortie sous le préau, en fonction des effectifs disponibles malgré la grève», souligne-t-on du côté de la direction de la prison de Marche.


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