BRUNEHAUT

Un climat exécrable au conseil de Brunehaut

L’ombre de l’affaire Hilali a plané dans ce qui fut plus un ring de boxe qu’un hémicycle destiné au débat démocratique.

Sans la moindre concertation entre eux, mais excédés par la teneur, le peu de hauteur et la redite des propos, les trois journalistes de la presse écrite ont quitté la séance du conseil communal, deux heures et demie après l’entame des hostilités!

Arrivée la dernière en la salle de la Maison de village de Laplaigne et prenant place entre ses collègues Benjamin Robette et Daniel Detournay, l’échevine Nadya Hilali a immédiatement focalisé l’attention de tous sur sa personne. Pour sa rentrée, puisqu’absente depuis plusieurs mois suite à de sérieux problèmes de santé comme elle l’a précisé en cours de séance, celle qui désormais n’a plus de fonctions scabinales a d’emblée été mise dans le bain.

En ouverture du conseil, le bourgmestre Pierre Wacquier déclare: «Les avocats du Collège et de la Commune ont répondu à la tutelle concernant les deux recours déposés par Mme Hilali et François Schietse. Cela concerne le résultat d’un vote, des propos qui n’ont pas été retranscrits comme ils le devaient, l’utilisation de fonds propres, non subsidiés, pour des classes scolaires, le cumul de fonctions de la directrice générale et du directeur financier de la commune qui sont secrétaire et trésorier de la Régie communale autonome (Brunehall) et l’opacité de la gestion. Je demande des Pouvoirs locaux un avis le plus rapide possible. Dès réception des mesures, j’en informerai les deux groupes politiques (USB et IC) qui prendront leurs positions. Tous ces griefs blessent le Collège. La population ne pâtit de rien. J’espère un épilogue rapide».

Une batterie d’avocats!

On a remis le couvert au terme compte 2020 de la RCA, la Régie communale autonome. «Je me pose des questions concernant le salaire de la secrétaire et du trésorier de la Régie, postes occupés par la directrice générale et le directeur financier de la commune pour un quart-temps chacun. Un DG et un DF ne peuvent pas cumuler plus que 1,25 fois leur temps de travail. Ils doivent obtenir l’accord du Conseil communal une fois tous les trois ans, ce qui n’est pas le cas. C’est l’un des griefs que Nadya et moi avons dénoncé. J’ai évalué ce montant à plus de 400€ net/mois, en plus de leurs salaires. N’est-ce pas choquant alors que des ouvriers communaux attendent depuis des années la revalorisation de leurs barèmes?», a questionné François Shietse (USB).

«Vous faites du populisme. Daniel Bernard (CEC) avait déjà posé la même question et la tutelle n’a fait aucune objection», a répondu le mayeur.

«Vous avez engagé un troisième bureau d’avocats! Que craignez-vous? Qui paiera?», a demandé Michel Urbain (IC). «On en a marre. On veut que la commune fonctionne. Cette situation importune tout le monde», est intervenue Muriel Delcroix (IC).

«Vous espériez que la majorité allait éclater. La population me soutient. Et à présent, tu viens de dire que nous importunons tout le monde»; lui a repris Nadya Hilali. S’en est suivie une sérieuse engueulade entre les deux élues.