FRAMERIES

Un accord pour limiter les licenciements chez Bridgestone Aircraft à Frameries

Un accord pour limiter les licenciements chez Bridgestone Aircraft à Frameries

La négociation entre représentants syndicaux et la direction a permis de réduire l’impact de la restructuration de Bridgestone Aircraft sur l’emploi. Google Maps

Un protocole d’accord entre direction et syndicats a été trouvé au sein de l’entreprise Bridgestone Aircraft à Frameries, où des licenciements et une restructuration avaient été annoncés en janvier dernier. Le document a été avalisé par les travailleurs.

Bridgestone Aircraft, spécialisée dans la fabrication de pneus, notamment d’avion, avait annoncé le 4 janvier son intention de licencier 18 travailleurs ainsi que deux sous-traitants. L’objectif était de mettre en place une politique de réduction des coûts salariaux de 15%, dont 8% sur les salaires, et de modifier l’organisation du travail.

Pour la FGTB, «cette annonce était clairement la conséquence directe de la crise du coronavirus qui a impacté différents secteurs dont le secteur aéronautique». Le syndicat socialiste avait alors estimé que les «bénéfices de l’entreprise s’élevaient annuellement à plusieurs millions d’euros, et que son niveau d’activité avait lourdement chuté depuis le mois de mars 2020».

La FGTB avait entamé une négociation afin de proposer des alternatives à l’employeur visant à réduire le nombre de licenciements et à limiter les impacts au niveau salarial pour les travailleurs restants.

Les négociations ont finalement abouti à ce que la moitié des départs annoncés se fassent sur base volontaire «et permettent aux ouvriers âgés de sortir dignement.»

Pas de réduction salariale

Concernant le volet «réduction des coûts salariaux», la FGTB avait fixé deux balises: pas de retrait d’avantages à long terme et pas touche au salaire. Le syndicat se réjouit d’avoir obtenu «une victoire syndicale décisive sur ces deux points.» Comme alternatives, des réductions dans d’autres postes de dépense et des modifications dans l’organisation du travail visant à réaliser des économies ont été avancées.

Le protocole d’accord a été présenté aux employés et aux ouvriers, qui l’ont accepté. Des conventions pour baliser l’accord entre les syndicats et la direction doivent à présent être signées.

La prolongation du chômage économique corona jusqu’à la fin de l’année 2022 est cependant une mesure-clé nécessaire au processus de «rétablissement» de l’entreprise, souligne la FGTB Mons-Borinage. Cela lui permettrait de sortir la tête hors de l’eau sans devoir «toucher» à l’emploi, avance-t-elle. «La balle est maintenant dans le camp du gouvernement», conclut le syndicat socialiste.


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