Job étudiant : quelle menace ?

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Si le COVID a généré la plus grave crise depuis la dernière guerre en Belgique. L’emploi, jusqu’à ce jour, reste formidablement préservé par les mesures de soutien publiques.

RIP, le travail étudiant ?

Si le COVID a généré la plus grave crise depuis la dernière guerre en Belgique. L’emploi, jusqu’à ce jour, reste formidablement préservé par les mesures de soutien publiques.

Mais d’ores et déjà , l’on a pu observer en 2019 que les étudiants sont les premières victimes, silencieuses, de l’effet du COVID sur le marché du travail.

Pourtant, le travail reste utile, voire indispensable aux étudiants. Souvent, ce job est la source de revenus première des étudiants pour assurer leur survie.

L’époque du « job d’été » pour se payer ses vacances et un peu de superflu ne correspond très largement plus à la réalité du travail étudiant.

Et sur un CV, le job étudiant, s’il n’est pas le passeport à l’emploi, il en est le plus souvent le visa. Indispensable.

La réduction du nombre et du volume horaire des postes disponibles génère de véritables inquiétudes chez les étudiants. À raison.

Remettons le dossier dans ses exactes proportions

Le travail étudiant a été un marché où ces derniers trouvaient facilement à se faire employer et ne devaient guère faire trop preuve de flexibilité une fois l’employeur trouvé. S’il s’agissait bien de répondre au besoin de flexibilité de l’employeur, celui-ci, une fois trouvé, un seul employeur suffisait, le plus souvent, à assurer les ressources nécessaires à l’étudiant.

Aujourd’hui, les jobs sont plus rares, les heures plus comptées, l’étudiant doit donc se montrer plus agile et être prêt à travailler pour deux ou plusieurs employeurs.

Les secteurs de l’HORECA et de l’évènementiel, très friands de cette main-d’œuvre qui convient bien à ses aspects cycliques et aux horaires particuliers, sont à l’arrêt.

Toutefois, divers secteurs tournent à plein régime : la distribution, la logistique, le transport, le pharma, les soins, etc.

Que faire ?

Il ne suffit plus d’aller voir l’employeur du coin de la rue. Plus que jamais, il convient d’activer son réseau social, celui de ses parents et amis. Le bouche-à-oreille reste le premier vecteur d’emploi. Ensuite, la priorité revient aux bureaux d’intérim. Ils s’en sont fait une spécialité et sont un soutien inégalé pour trouver une mission, jongler entre plusieurs missions, s’assurer d’être payé en tout et à temps et, surtout, ils sont un guide pour s’orienter vers de nouveaux métiers ou secteurs. Alors, n’hésitez pas à remplir les formulaires en ligne de plusieurs agences avant d’aller pousser leur porte.

Enfin, au cas où cela titillerait certains candidats, refusez le travail en noir de l’oncle Untel. Non seulement, vous vous mettez hors la loi mais, les difficultés financières auxquelles le travail étudiant doit aider à remédier risquent d’exploser en cas d’accident si la prestation a été faite sans statut. Sans compter qu’au vu de la faiblesse des cotisations patronales et personnelles sur le travail étudiant, risquer le noir vous indique plus sûrement que l’employeur aura les idées courtes sur bien d’autres sujets que la sécurité, le respect de la loi et le respect qu’il doit à son jobiste.

À bon entendeur,

Arnaud le Grelle

Directeur régional FEDERGON

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