La ferme Saint-Lambert transformée en espaces festifs

Métamorphose pour la ferme Saint-Lambert à Jehay avec deux salles de réception, un bar lounge, des bureaux et des logements.

Quand en 2011, la société Batis Construct (peinture et revêtement de sol) a acheté la ferme Saint-Lambert à Jehay pour y transférer ses bureaux, le patron Fabien Celka, son épouse Dolorès et leur associé Jeff Bilir ont de suite projeté de la transformer en partie en salles de réception. «Quand nous nous sommes mariés, il nous avait fallu deux ans pour trouver une salle, sourit Dolorès Celka qui a tourné le dos à sa carrière dans le milieu hospitalier pour se consacrer à temps plein à ce nouveau défi d’envergure. Mon mari avait toujours rêvé d’acheter une ferme près de notre maison. On a d’abord transformé le corps de logis en bureaux pour notre société et d’autres à louer. Puis, on s’est attaqué à l’aile droite avec la grange et l’étable.»

En collaboration avec le bureau d’architecture LM, les Jehaytois sont parvenus à conserver l’âme de la ferme seigneuriale du XIXe siècle en y insufflant une touche moderne dans des matériaux nobles et des coloris dictés par une étude chromatique poussée. Outre un bar lounge (surmonté d’une salle de jeux pour les enfants), l’offre de la ferme Saint-Lambert s’appuie sur deux espaces festifs (avec une installation «son et lumière» dernier cri) et modulables en salles de séminaire si besoin.

«Les voûtes de Saint-Lambert» est le plus spacieux avec deux salles: l’une au rez-de-chaussée (pour la soirée dansante) avec ses ouvertures lumineuses sur la cour intérieure de la ferme; et à l’étage accessible par ascenseur pour les PMR, la grande salle voûtée (pour le repas) et sa terrasse donnant sur le parking (150 places). «Au total, on peut y accueillir 300 convives assis en tables rondes ou 500 à des mange-debouts»

«Le relais de Zénobe», lui aussi voûté à l’étage, a une capacité de 100 personnes avec de belles possibilités offertes par sa spacieuse terrasse. Celle-ci avec vue sur le jardin et une petite maison transformée en deux hébergements. «Et nous avons une chambre appartement supplémentaire que nous avons appelée “Le clos Saint-Lambert” dans le corps de logis.»

 

 

InterviewDolorès CELKA

 

 

«Soyons optimistes: pour août-septembre au plus tard»

 

La ferme Saint-Lambert transformée en espaces festifs
Dolorès Celka Yves Bircic

Dolorès Celka, quand espérez-vous louer vos salles pour la première fois?

On espère qu’une fenêtre vient de s’ouvrir avec la reprise de plusieurs secteurs dont celle des restaurants annoncée pour le 1er mai. On a aussi vu que l’assistance aux enterrements repassait à 50 personnes. Donc, soyons optimistes: pour août-septembre au plus tard. Si les festivités de mariage devaient être limitées à 50 personnes, on a la chance d’avoir notre petite salle, «Le relais de Zénobe», à proposer.

La crise sanitaire sera venue plomber le projet.

Je ne vous cache pas qu’on en pleurait il y a trois mois. On a énormément investi. Il est temps que ça démarre. Mais, on sait qu’on va avoir du succès. On a entamé les visites alors même que nos salles étaient toujours en chantier, et des gens n’ont pas hésité à déjà les réserver. On est à environ 30 réservations pour le moment.

Quid si les règles sanitaires restent strictes?

La convention prévoit que nous ne remboursions pas l’acompte. Les deux parties s’arrangeront pour reporter la location à une date ultérieure. On a le cas d’un couple qui se mariera bien le 24 avril mais qui a décidé de reporter la fête en plus grand comité à plus tard.

 

 

L’ancienne pompe à lait sauvée

La ferme Saint-Lambert transformée en espaces festifs
Yves Bircic

La ferme Saint-Lambert qui a été transformée en salles de réception, bureaux à louer et hébergements n’est pas à confondre avec sa voisine d’en face qui fut incendiée par les soldats allemands en septembre 1944. Bâtie en 1859 comme l’atteste une pierre au-dessus du porche d’entrée, il s’agissait d’une dépendance de la Paix-Dieu. C’est la famille Tilman qui l’aura exploitée la dernière avant la vente à la société Batis Construct. «Mon grand-père Isidore est arrivé sur la ferme en 1932, évoque Benoît Tilman. Nestor, mon papa, lui succédera. Suite aux gros dégâts de la tempête de 1991, nous avions refait les toitures sauf celle de la grange.» Témoin du passé agricole des lieux, l’ancienne pompe à lait est mise en évidence dans le bar lounge. Et dans la grande salle voûtée, on peut voir l’ancien bassin de décantation de la bière. «Au XIXe, les fermes vivaient en autarcie tant au niveau des aliments que des boissons. À droite en entrant dans la ferme, il y avait une mini-brasserie avec, à l’étage, le grenier à orge et houblon. J’ai encore vu fonctionner le moulin.»

 

 

Vite dit

Partenaires privilégiés

La Ferme Saint-Lambert fonctionnera en collaboration avec 5 traiteurs au choix: Signedengis (Héron), Bernard Bayard (Verlaine), Cays Event (Theux), Les Cours (Herve) et La Toque blanche (Nivelles). Deux DJs différents sont également proposés en priorité: Oli Soquette et Vincent Thomé. Le petit-déjeuner servi dans les chambres sera assuré par Au Court Bio’n (Jehay).

Tarifs

Voici la fourchette des tarifs depuis la formule la plus «light» (en basse saison, en semaine et sans l’installation son et lumière) à la plus complète (en haute saison, le week-end, avec l’installation son et lumière). Pour «Le relais de Zénobe» (petite salle), la location s’élève de 1 200€ à 2 950€. Et pour «Les voûtes de Saint-Lambert» (grande salle), la location va de 1 750€ à 4 250€.

 

0470/695449, info@lafermesaintlambert.be, findyourplace.be