JUDICIAIRE

Manifestation contre la justice de classe à Bruxelles: plainte pénale collective contre le comportement de la police

Manifestation contre la justice de classe à Bruxelles: plainte pénale collective contre le comportement de la police

Le Comité P a reçu 16 plaintes visant le comportement des agents ce jour-là. Le centre interfédéral pour l’égalité des chances Unia s’est aussi constitué partie civile. BELGA

Des parents de mineurs arrêtés par la police lors d’une manifestation contre la justice de classe à Bruxelles se sont constitués partie civile. Ils souhaitent que les agents qui ont procédé aux arrestations soient identifiés et punis.

Un groupe de parents de mineurs arrêtés par la police le 24 janvier dernier et quelques adultes également arrêtés se sont constitués partie civile mardi. Ils souhaitent que les agents qui ont procédé aux arrestations soient identifiés et punis pour leur comportement autoritaire lors d’une manifestation contre la justice de classe à Bruxelles ce jour-là, selon De Standaard.

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Il s’agit de 10 familles se présentant comme co-victimes dans un dossier ouvert initialement par Alexandre Pycke. Son fils Simon, âgé de 16 ans, avait été arrêté le 24 janvier alors que la police évacuait les alentours de la Gare Centrale à Bruxelles, procédant aux arrestations de 245 personnes après une courte manifestation contre «la violence policière».

Un regard vers son fils sous le choc a été suffisant pour décider Alexandre Pycke à déposer plainte. Ce père est désormais le porte-parole du Collectif des parents contre les violences policières du 24 janvier.

Alexandre Pycke a introduit cette plainte pour éviter que le dossier ne soit classé sans suite.

Le Comité P a reçu 16 plaintes visant le comportement des agents ce jour-là. Le centre interfédéral pour l’égalité des chances Unia s’est aussi constitué partie civile.