Je vous plains…

EdA

«À la base, les policiers sont là pour protéger les braves gens et les aider; en ces temps on leur demande de les brimer, ce n’est pas l’essence de la profession!

Qu’adviendra-t-il après le confinement, comment seront-ils perçus par les citoyens? Des années de “ community policing ” réduites à néant…»Ces quelques mots m’ont été adressés par un ami policier récemment retraité. Tous les pandores ne sont bien entendu pas des RoboCop tels que ceux que l’on peut voir casser du manifestant sur des vidéos tournant en boucle sur les réseaux. La plupart d’entre eux sont des gens ordinaires et des pères (ou des mères) de famille qui font leur profession par passion. Sincèrement, je les plains, car de Celeval en Comité de concertation, on leur demande de réprimer aujourd’hui des comportements interdits qui seront autorisés huit jours plus tard. Ils ne savent plus – tout comme nous – sur quel arrêté danser. Il y a de quoi y perdre ses convictions, d’autant que la certitude selon laquelle les autorités – quel que soit leur niveau de pouvoir – agissent pour notre bien s’effrite, elle aussi… On ne s’étonnera pas de lire que nos policiers ressentent de plus en plus «une grande lassitude». Eux aussi.