BELGIQUE

PHOTOS | Un pilote belge entre dans le club très fermé des 5.000 heures de vol en F-16

Commander pilot Steven De Vries has passed the milestone of 5,000 flight hours in an F-16 at Kleine Brogel military airbase, in Peetr, Friday 05 March 2021. BELGA PHOTO JORIS VLIEGENBELGA

Un pilote de chasse belge, le commandant aviateur Steven De Vries, dit «Vrieske», est devenu vendredi après-midi le premier non-Américain à franchir le cap des 5.000 heures de vol - soit plus de 208 jours - à bord d’un avion de combat F-16, effectuées dans leur immense majorité en unité opérationnelle.

Il a ainsi rejoint le club très fermé des titulaires de plus de 5.000 heures F-16 - qui ne compte que cinq pilotes américains - lors d’un vol d’entraînement réalisé au sein d’une formation de quatre appareils au dessus de l’Ardenne au départ de la base aérienne de Kleine-Brogel (Limbourg). A quatre, les pilotes - deux du 2e wing tactique de Florennes, «Harpic» et «Steph», et deux du 10e wing de Kleine-Brogel, «Vrieske» et «Mario», totalisaient plus de 16.000 heures à bord du chasseur du constructeur américain Lockheed Martin.

Le commandant De Vries a rallié la Force aérienne en 1990 et a rejoint, après son instruction, le 10e wing en 1995, et plus particulièrement la 23e escadrille, jusqu’à sa dissolution en 2002, puis la 31e - celle qui est célèbre pour avoir un tigre comme emblème.

«Cinq mille heures, c’est beaucoup, mais je suis surtout fier d’avoir pu réaliser ces heures au sein d’une unité opérationnelle. Cela m’a été accordé et je l’apprécie énormément», a-t-il affirmé à la presse à son retour de mission, accueilli par ses chefs et sa famille, avec le lot habituel de mesures sanitaires liées au Covid.

«C’est (le F-16), un avion qui est constamment mis à jour, avec de nouveaux senseurs et armements et cela donne la motivation de faire mieux», a-t-il ajouté.

Le commandant de la base, le colonel Jeroen Poesen, a pour sa part souligné que «Vrieske» avait été «de toutes les opérations» menées depuis la fin de la Guerre froide par l’aviation belge, depuis l’ex-Yougoslavie à l’Afghanistan, en passant par la Libye en 2011 et actuellement l’Irak et la Syrie, sans oublier les missions de police aérienne dans les pays baltes.

Le commandant De Vries est rentré de cette mission d’entraînement sous les jets d’eau projetés par deux camions de pompiers, pour le traditionnel arrosage qui célèbre les événements majeurs dans le monde aéronautique.

Il entamera lundi une nouvelle tranche de sa carrière en devenant à la fois officier de sécurité aérienne de la base limbourgeoise et instructeur «pour faire passer mes connaissances aux jeunes».

Après avoir reçu son badge matérialisant ces plus de six mois passés à bord d’un F-16, il s’est dit prêt à aller vers les 6.000 heures de vol.

«S’ils me laissent faire, je suis partant. Physiquement, il n’y a pas de raison d’arrêter. Je ne suis plus au sommet de mes possibilités et je ne suis plus +the hottest gun in town+ (le meilleur tireur de la ville, comme dans un western). J’ai dépassé ce stade depuis longtemps et j’en suis également conscient. Je prends maintenant un chemin différent en formant les jeunes en tant qu’instructeur. Ce sera donc moins opérationnel», a-t-il expliqué.