CORONAVIRUS

Coronavirus | Jeholet ouvre la porte à des mesures d’assouplissement, Magnette à davantage de contacts à l’intérieur

Coronavirus | Jeholet ouvre la porte à des mesures d’assouplissement, Magnette à davantage de contacts à l’intérieur

Pierre-Yves Jeholet, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles. BELGA

Covid-19: avant le Comité de concertation programmé cet après-midi, Jeholet et Magnette se sont exprimés dans la presse.

Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles a lui aussi balisé ce vendredi matin, sur LN24 et Bel-RTL, ce qu’il attend du Comité de concertation de cet après-midi, avec une priorité sur l’enseignement et un calendrier de réouverture des secteurs fermés à partir de la mi-avril ou de début mai.

«On reste sur un plateau, il n’y a pas d’augmentation exponentielle comme on aurait pu le craindre vendredi» dernier lorsque le Comité de concertation avait reporté ses décisions à ce vendredi, dit constater Jeholet (MR). Il voit même des chiffres positifs comme la baisse du nombre de décès. L’existence d’indicateurs rassurants «nous permet de prendre des mesures d’assouplissement».

Sa première priorité va aux jeunes et à l’enseignement. Le chef de l’exécutif francophone envisage 20% de présence sur les sites universitaires et des Hautes écoles, 100% de présentiel après les vacances de Pâques pour le secondaire, voire un retour des 3e et 4e années à partir du 22 mars. Il faut aussi à ses yeux faire sauter les limitations pour les activités extrascolaires des moins de 12 ans.

Quant aux secteurs fermés de la culture, de l’horeca et de l’événementiel, il réclame des perspectives et un calendrier avec des dates précises de réouverture. «Début avril au plus tard, on pourrait avoir un assouplissement très très large pour toute une série d’activités en plein air, puis, après, une seconde date pour l’horeca, notamment». Pierre-Yves Jeholet cite le 19 avril ou le 1er mai.

Quant aux bulles sociales, il souligne la perspective d’un élargissement de la bulle extérieure à huit ou dix personnes, et plaide pour un élargissement de la bulle intérieure à deux personnes.

Magnette: décider dès ce vendredi une réouverture fin avril début mai

Le président du PS Paul Magnette réclame du Comité de concertation de ce vendredi un calendrier envisageant la réouverture fin avril début mai des secteurs fermés, ainsi que des assouplissements dans l’enseignement avant cela, selon Sudpresse.

«Première priorité à l’enseignement, on avait quasiment adopté des mesures la semaine dernière: réouverture des campus dans l’enseignement tertiaire, avec 20% de présence simultanée; retour de tous les élèves du secondaire à plein-temps à l’école après Pâques avec déjà un test de deux semaines avant Pâques (dès le 22 mars) pour les 3e et 4e secondaires (les vacances peuvent jouer un rôle de tampon si nécessaire), retour à 100% pour les élèves les plus fragiles en mars, je pense à certaines catégories du spécialisé...»

Pour le socialiste, l’horeca, la culture et le secteur événementiel pourraient rouvrir après les vacances de Pâques. «Peut-être pas le lundi 19 avril, mais fin avril ou, au plus tard, début mai. Pourquoi pas le 1er mai d’ailleurs?» A ses yeux, il faut le décider dès ce vendredi car rouvrir un restaurant ne s’improvise pas en termes d’engagement de personnel, d’achat des matières premières, de finalisation des protocoles, etc.

«Dans huit semaines, on aura vacciné une partie significative de la population, en particulier les plus vulnérables», fait-il observer.

Concernant les bulles sociales, Paul Magnette considère qu’il y a quasiment un accord pour passer de 4 à 8 ou 10 personnes à l’extérieur. Quant à élargir à deux contacts sociaux à l’intérieur, «je n’y vois pas d’inconvénient.»

Quant à la levée de l’interdiction des voyages non-essentiels pour passer à des mesures de découragement, «les règles européennes vont nous y contraindre, mais je ne suis pas du tout demandeur». «Ces voyages d’une toute petite minorité compliquent terriblement les choses en termes de contrôle et ce n’est pas le nouvel accord de coopération qui va changer quoi que ce soit sur le terrain. C’est un vrai cauchemar pour les autorités locales, car tout le monde n’est pas de bonne volonté.»