FRANCE

PPDA se défend face aux accusations de viols et de harcèlement sexuel: «C’est de l’affabulation»

Accusé de viols et de harcèlement sexuel, Patrick Poivre d’Arvor est sorti du silence ce mercredi dans l’émission Quotidien, sur TMC. Il nie les allégations en bloc et dénonce une campagne de dénigrement «ignoble».

Visé par des accusations de viols par l’écrivaine Florence Porcel et par plusieurs témoignages l’accusant de harcèlement sexuel, Patrick Poivre d’Arvor a tenu à apporter sa version des faits sur le plateau de Quotidien, ce mercredi.

«Pendant deux semaines, je me suis tu volontairement. Et si je romps ce silence, c’est parce que derrière, est arrivée une campagne ignoble. On vous raconte l’histoire de quelqu’un qui aurait été violée et qui revient par après, et qui revient encore à nouveau, cette histoire ne tient pas la route», a expliqué PPDA.

Il assure n’avoir vu Florence Porcel que «5 à 6 fois» en 17 ans

Face à l’équipe de Yann Barthès, l’ex-présentateur du JT de TF1 a décrit en détail sa rencontre avec l’écrivaine, en novembre 2004. Tout a commencé par une lettre envoyée par Florence Porcel, qui lui demandait des conseils d’écriture.

«Je lui ai fixé un rendez-vous et je l’ai vue un quart d’heure, vingt minutes. Cela s’est bien passé de manière cordiale. Le lendemain, elle m’a envoyé une série de poèmes et j’ai senti que j’avais troublé cette jeune femme. J’ai dû la voir cinq ou six fois en 17 ans. Elle m’a beaucoup écrit et j’ai rendu beaucoup service. Je ne pensais pas un quart de seconde qu’un jour la foudre allait me tomber dessus», raconte l’homme de 73 ans, qui précise que s’il y avait eu «tentative de séduction», elle ne venait pas de lui.

C’est écœurant car on a dit des horreurs. On a dit que j’avais uriné sur le canapé de Claire Chazal. Elle est horrifiée par ce type d’attaque.

À la question de savoir s’il y avait eu une relation sexuelle entre Patrick Poivre d’Arvor et Florence Porcel, l’ex-journaliste a quelque peu contourné la question. «Je n’ai jamais parlé de ma vie privée. Je donnerai la réponse aux enquêteurs, s’ils me convoquent. Il ne s’est rien passé. De ma vie, jamais je n’ai consenti à une relation qui ne serait pas consentie ou qui serait forcée. Il n’y a rien de pire pour moi que de contraindre une femme à quoi que ce soit.»

PPDA dénonce les témoignages anonymes: «Tout est faux»

Également accusé de harcèlement sexuel par des témoins anonymes, PPDA s’est montré très dur envers ses accusateurs. «Je n’ai vu que des inventions totales et absolues. L’histoire de l’ascenseur, Jean-Pierre Pernaut l’a démentie. C’est écœurant car on a dit des horreurs. On a dit que j’avais uriné sur le canapé de Claire Chazal. Elle est horrifiée par ce type d’attaque. On a dit que mon assistante amenait des McDdo’ dans mon bureau. Elle est révoltée et, elle aussi, porte plainte. Tout est faux, du début à la fin.»

Ce comportement où il y avait des bisous dans le cou n’est plus accepté par les jeunes générations.

Interrogé sur les compliments qu’il aurait faits à certaines de ses collaboratrices, il a concédé, à demi-mot, que son comportement avait pu être mal vécu par certaines d’entre elles. «Je le sais que j’appartiens à une génération où le jeu de la séduction a de l’importance. Ce comportement où il y avait des bisous dans le cou n’est plus accepté par les jeunes générations.»

Lancées en plein essor du mouvement #MeToo et dans la foulée de la sortie des livres de Vanessa Springora ou de Camille Kouchner, ces accusations ont connu un retentissement énorme en France. «Cette libération de la parole est admirable et doit continuer sans être dévoyée par des affabulations qui serviraient des intérêts de notoriété ou de promotion d’un livre.»

L’ancien présentateur du 20h de TF1 a par ailleurs annoncé porter plainte pour dénonciation calomnieuse à l’encontre de Florence Porcel, mais également pour diffamation contre Le Parisien, qui a révélé l’affaire au grand jour.

«J’essaie de tenir et se tenir, pour mes enfants, ma femme, ma famille et mes amis», a-t-il conclu, pris par l’émotion.