ECONOMIE

Manifestation pour appeler la Belgique à se positionner contre l’accord EU-Mercosur

Manifestation pour appeler la Belgique à se positionner contre l’accord EU-Mercosur

De grandes banderoles portaient le hashtag «#SayNoEU-Mercosur». Différents messages comme «No Nature, No Future», «SOS Amazonia» ou «Changeons le système pas le climat» étaient également inscrits sur des pancartes. Photo News

Une trentaine de personnes se sont rassemblées mercredi en début d’après-midi, au carrefour de la rue de la Loi avec le boulevard du Régent à Bruxelles, à proximité du parlement fédéral, pour appeler la Belgique à se positionner contre le traité de libre-échange EU-Mercosur.

De grandes banderoles portaient le hashtag «#SayNoEU-Mercosur». Différents messages comme «No Nature, No Future», «SOS Amazonia» ou «Changeons le système pas le climat» étaient également inscrits sur des pancartes.

«La Belgique va devoir se positionner sur cet accord dans les prochains jours voire dans les prochaines semaines et j’ai entendu dire que le vote pourrait avoir lieu la semaine prochaine au parlement fédéral», explique Adélaïde Charlier, porte-parole du mouvement Youth for Climate, à l’initiative du rassemblement. «Aujourd’hui, la Wallonie et Bruxelles sont défavorables à cet accord et la Flandre est pour. Pour nous, un compromis n’aurait pas de sens. La Belgique doit voter contre, car les conditions pour le respect de l’environnement qui seraient posées ne seraient pas contraignantes. Au final, on aurait un accord économique sans règles morales».

La Belgique doit voter contre, car les conditions pour le respect de l’environnement qui seraient posées ne seraient pas contraignantes.

Des discours ont été prononcés, notamment par le président du syndicat agricole Fugea Philippe Du Vivier. Ce dernier a entre autres mis en garde sur les retombées néfastes d’un tel accord sur les petits éleveurs locaux, qui connaissent déjà des difficultés.

Un risque accru pour les petits agriculteurs

«La PAC (Politique Agricole Commune) met déjà beaucoup de côté les petits agriculteurs, alors créer un énorme marché EU-Mercosur génèrerait une concurrence qui en pousserait un grand nombre à la faillite», estime Kim Lê Quang, un représentant du mouvement Rise for Climate, qui organisait cette mobilisation.

«Rise for Climate s’est battu ces dernières années pour un réel Green Deal et on demande aujourd’hui à l’Union Européenne d’être plus cohérente dans ses politiques, parce que d’un côté elle dégage des moyen pour le climat et de l’autre côté la PAC et les traités de libre-échange continuent à faire passer le business avant l’environnement».

Et le climat?

Adélaïde Charlier et Anuna De Wever pour les jeunes belges, ainsi que Greta Thunberg, la figure internationale de cette génération militante, ou encore Luisa Neubauer (Allemagne) ont rencontré virtuellement le Premier ministre Alexander de Croo.

Les jeunes femmes ont écrit en 2020 une lettre ouverte adressée à tous les chefs d’État sous le titre «Faire face à l’urgence climatique» et ont depuis obtenu différentes rencontres, notamment avec la chancelière allemande Angela Merkel. «On veut s’assurer que le message qui circule dans les rues passe aussi dans les bureaux de nos leaders», précise Adélaïde Charlier. «Ici, pour la Belgique, on parlera notamment du plan de relance, pour s’assurer qu’on ne revienne pas à la normale d’avant et que la crise sanitaire marque une transition vers une société zéro carbone».

Plus d’infos sur ce sujet à lire dans L’Avenir de ce vendredi 5 mars, sur tablette, smartphone ou PC