Pour l’OMS, le coronavirus ne sera pas vaincu d’ici la fin de l’année mais ...

Pour l’OMS, le coronavirus ne sera pas vaincu d’ici la fin de l’année mais ...

EdA - Florent Marot

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a jugé lundi irréaliste de penser que l’humanité sera débarrassée du Covid-19 d’ici la fin de l’année mais l’optimisme est de mise.

Michael Ryan, directeur des opérations d’urgence de l’OMS, a estimé qu’il serait néanmoins possible de faire baisser les nombres d’hospitalisations et de décès.

Mais la pandémie reste virulente, surtout après une nouvelle hausse du nombre de cas cette semaine après sept semaines consécutives de baisse.

«Il serait très prématuré et, je pense, irréaliste de penser que nous allons en finir avec ce virus d’ici la fin de l’année», a déclaré M. Ryan à la presse. «Mais je pense que ce avec quoi nous pouvons en finir, si nous sommes intelligents, ce sont les hospitalisations, les morts et la tragédie associées à cette pandémie».

Selon lui, l’OMS se focalise sur le fait de maintenir basse la transmission du virus, d’aider à prévenir l’apparition de variants et de réduire le nombre de personnes contaminées.

Premières injections de vaccins au Ghana et en Côte d’Ivoire

Vacciner le personnel de santé en première ligne et les plus vulnérables permettra de «retirer la peur et la tragédie de la pandémie», a-t-il ajouté.

Le patron de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus veut que la vaccination du personnel de santé soit commencée dans chaque pays de la planète durant les 100 premiers jours de l’année - ce qui signifie qu’il reste 40 jours pour atteindre ce but.

Il s’est réjoui des premières injections de vaccins permises par le dispositif Covax lundi au Ghana et en Côte d’Ivoire.

«C’est encourageant de voir le personnel de santé des pays à faibles revenus commencer à être vacciné, mais il est regrettable que cela survienne presque trois mois après que certains des pays les plus riches ont commencé leur campagne de vaccination», a-t-il dit.

«Et il est regrettable que certains pays continuent de vacciner en priorité des adultes plus jeunes, en meilleure santé et présentant moins de risque de tomber malades dans leurs propres populations, au lieu du personnel de santé et des personnes âgées ailleurs», a-t-il ajouté, sans citer les pays concernés.