FRANCE

L’utilisation du vaccin AstraZeneca étendue aux 65-75 ans «avec comorbidités» en France

L’utilisation du vaccin AstraZeneca étendue aux 65-75 ans «avec comorbidités» en France

Changement de stratégie en France Photo News

Changement de stratégie vaccinale en France.

L’utilisation du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 va être étendue aux personnes âgées de 65 à 75 ans présentant des comorbidités, a déclaré lundi soir le ministre de la Santé, Olivier Véran.

«Désormais», les personnes âgées de «50 ans et plus, incluant les 65-75 ans», qui souffrent de «ce qu’on appelle des comorbidités, des fragilités», pourront «se faire vacciner avec AstraZeneca», chez «leur médecin traitant, dans l’hôpital qui les suit» ou «dans quelques jours en pharmacie», a précisé M. Véran sur France 2.

«Pour les personnes qui ont 75 ans et plus, c’est toujours le Pfizer ou le Moderna» qui sera injecté «en centre de vaccination», a ajouté le ministre.

Le gouvernement avait d’abord réservé l’AstraZeneca à tous les professionnels de santé, y compris les moins de 50 ans, et aux deux millions de personnes de 50 à 64 ans atteintes d’une comorbidité (diabète, hypertension, antécédents de cancer...), qui peuvent se faire vacciner chez les médecins généralistes depuis jeudi dernier.

Une efficacité qualifiée de remarquable

Mais de nombreux soignants ont boudé ce vaccin, notamment en raison d’effets secondaires plus prononcés, le plus souvent de forts symptômes grippaux, chez les personnes plus jeunes. Des questions ont aussi émergé sur l’efficacité de ce sérum pour contrer le variant sud-africain du coronavirus.

M. Véran a fait valoir sur France 2 que la Haute Autorité de la santé (HAS) «considère désormais, depuis aujourd’hui, que tous les vaccins dont nous disposons en France, le AstraZeneca, le Pfizer et le Moderna, ont une efficacité qualifiée de remarquable».

L’extension de l’utilisation de l’AstraZeneca va permettre de toucher «2,5 millions de Français», a indiqué le ministre.

En outre, pour les personnes éligibles au vaccin à ARN (Pfizer ou Moderna) qui produiront un test PCR positif «à un moment donné» ou une sérologie positive, «une seule injection suffira» désormais.

«C’est une bonne nouvelle pour (...) les Français qui pourront récupérer» la deuxième dose, a estimé M. Véran.

«Rien que sur le mois de mars, nous comptons proposer une première vaccination à 6 millions de Français», a-t-il dit, ce qui «fera 9 millions au total depuis le début de la campagne».